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Mali : les 46 militaires ivoiriens affronteront t-ils la justice Malienne ?

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Les positions de la côte d’ivoire et du Mali n’ont guère évolué dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens arrêtés à l’aéroport international de Bamako. Malgré les multiples médiations et l’ultimatum des chefs d’État de la CEDEAO. Le Mali déclare avoir confié le dossier à la justice. 

Les positions de la côte d’ivoire et du Mali n’ont guère évolué dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens arrêtés à l’aéroport international de Bamako. Malgré les multiples médiations et l’ultimatum des chefs d’État de la CEDEAO. Le Mali déclare avoir confié le dossier à la justice. 

Cinq mois après leur interpellation, l’affaire des 46 militaires ivoiriens toujours en détention au Mali, envenime les relations bilatérales entre les deux pays frères.

En côte d’Ivoire, les familles sont dans l’angoisse d’une libération incertaine pour des parents qui « fêteront sans les leurs ». Une attente qui ne fait que se prolonger et qui nourrit un sentiment de  désespoir, a déclaré un parent des militaires, qui préfère garder l’anonymat. 

Du coté de Bamako, Fousseyni Ouattara, vice-président de la commission défense au Conseil national de transition (CNT), allègue qu’il s’agit d’une affaire judiciaire en cours. « Au Mali, nous ne voyons aucun blocage autour de la détention des 46 militaires ivoiriens. L’affaire étant pendante devant le juge d’instruction, il n’est pas séant de s’immiscer dans les affaires judiciaires. Nous sommes tous dans l’attente du verdict. Quand il y aura le verdict, à ce moment il y aura plus d’éclaircissements».

Le Vice-président de la CNT estime que seule la grâce présidentielle pourrait mettre fin à cette affaire, après le verdict de la justice.« Si à partir de cet instant, le président de la transition juge nécessaire de les gracier, à travers les bons offices des uns et des autres, je suis sûr et certain qu’il le fera. Mais en attendant, essayer de mettre la pression, essayer de faire des gesticulations, cela n’est pas, à mon avis, quelque chose qui facilitera la tâche» à déclaré Fousseyni Ouattara. 

Le Professeur Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, émissaire du Président Togolais Faure Gnassingbé « médiateur dans l’affaire», s’etait rendu à Bamako  le 7 décembre dernier, pour échanger avec le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta , afin de lui faire par de l’appel à la libération avant le 1Janvier tel que soutenu par les chefs d’État de la CEDEAO réuni à Abuja le 4 décembre.

Mais le Mali a décidé de confier le dossier à la justice. Et qui dit justice, dit le temps nécessaire de mener les enquêtes avant qu’il y ait une décision judiciaire. Explique l’analyste Politique Bakary Traoré à la chaîne allemand DW.

Ainsi, les derniers jours de l’année 2022 sont plus déterminant pour savoir si la voie diplomatique de la CEDEAO l’apportera sur la voie judiciaire voulu par Bamako.Malgré une petite accalmie observée lors de la libération de 3 d’entre eux le 03 septembre 2022 grâce à la diplomatie togolaise , il est à craindre que la tension monte à nouveau.

Kan Pathy




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