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Mise en place du marché régional de l’électricité de la CEDEAO : l’ARREC espère la 2e phase pour 2023

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« D’ici fin 2023, la deuxième phase du marché régional de l’électricité sera lancée », ainsi s’exprimait en début de semaine dernière le Professeur Honoré Bogler, président de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC) à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités des communicants des organes de régulation des pays membres de cette organisation sous-régionale.

Voulu par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors d’un sommet tenu en 2013, le marché régional de l’électricité (MRE) se veut un espace de mise en commun des ressources des pays de la communauté en vue de développer les potentiels énergétiques existants pour favoriser l’accès durable des populations à l’électricité.

Pour ce faire, des institutions comme le West African Power Pool (WAPP) et l’ARREC avaient été créées dans le but de dérouler un certain nombre d’activités indispensables à la construction de ce marché. Ainsi donc, en juin 2018 à Cotonou au Bénin, il a été procédé au lancement de la première phase de ce marché. Entendu que pour disposer de l’énergie à distribuer à leurs populations, bien de pays de la sous-région ont dû conclure avec leurs voisins ou des sociétés installées sur leur propre territoire ou en dehors des contrats de fourniture, la première phase du marché a consisté à considérer ces situations comme des acquis. Toutefois, les contrats que les uns et les autres ont signés devront être déclarés, comme l’exigent les règles édicter par l’ARREC après consultation des différents acteurs à travers des comités techniques appelés comités consultatifs.

Au cours de la deuxième phase, les contrats que les acteurs auront à conclure à partir sont appelés non seulement à prendre en compte les règles nouvelles fixées par les organisations spécialisées de la CEDEAO, mais aussi à être soumis à l’ARREC pour des contrôles de conformité. Pour ce faire, des contrats types ont été élaborés et une méthodologie de détermination du tarif de transport de l’énergie mise en place. En outre, informe Yawovi Elisha Negbegble, ingénieur principal à l’ARREC, à compter de 2023, une tierce personne va entrer en activité : il s’agit de l’Opérateur système (OSM), l’institution qui sera chargée d’exploiter le système ainsi bâtit. Une de ses fonctions majeures, c’est de compiler et de rendre public les capacités de production disponibles en vue de favoriser les échanges. Au regard des informations que l’OSM aura rendu disponibles, les acheteurs et les vendeurs vont pouvoir réaliser leurs transactions, ceci, dans l’anonymat total (du proposant et de son prix) et dans un esprit d’offre de prix compétitif. Selon Oumar Bangoura, expert juriste à l’ARREC, « ce commerce de l’électricité peut amener les Etats à dégager les ressources pour d’autres secteurs vitaux et sociaux ».

Le Marché régional de l’électricité de la CEDEAO a été lancé à Cotonou en juin 2018 par le président béninois Patrice Talon.




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