Musique : Briser les codes, l’étonnante passion de Muthoni Ndonga

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Muthoni Ndonga est une artiste Kényane particulière. Une artiste engagée, militante féministe qui n’hésite pas à briser les codes. Alors que les percussions sont souvent l’apanage des hommes au Kenya, l’artiste surprend l’opinion et se distingue.

C’est une Kényane en colère. La rappeuse dédie chacune de ses chansons à une femme qui incarne une cause, que ce soit une réfugiée somalienne ou une activiste de la liberté sexuelle.

« Les hommes ont souvent cet avantage qu’ils peuvent se fixer un rêve ou un but et y travailler jusqu’à ce qu’ils se sentent suffisamment stables et en sécurité. Moi je me suis donné jusqu’au milieu de la trentaine avant de fonder une famille, car à cet age là, je me serai donné une chance d’amener ma musique jusqu’à sa conclusion logique » a-t-elle confié dans un entretien accordé à Arte.

Et depuis, elle se donne les moyens de ne pas regretter cette décision. Son beat aguicheur, ses tenues futuristes et glam font d’elle une quasi-pop star. Mais Muthoni Ndonga est aussi une entrepreneuse percutante, à l’origine de plus d’un festival africain.

En 2008, elle fonde le festival Blankets & Wine. L’idée est d’offrir à la musique alternative un peu plus de visibilité au Kenya. En 2015, elle lance le festival de musique, mode et arts visuels Africa Nouveau.

Femme d’affaire et artiste, elle sait conjuguer les deux casquettes qui font d’elle un exemple pour certains jeunes. Son nom de scène viendrait d’un photographe qui a immortalisé un de ses concerts à Zanzibar où elle jouait de la batterie :

« Un photographe qui m’a immortalisée a écrit une blague sous le cliché : « Muthoni drummer queen », Muthoni la reine de la batterie. Tous mes amis m’ont donné ce surnom, qui est resté » ajoute-elle.

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