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Niger: la colère des populations contre les militaires français et américains

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Niamey, la capitale du Niger a vécu samedi une manifestation particulière. Un millier de personnes ont crié leur ras-le-bol contre la présence au Niger des bases militaires françaises et américaines. Les forces étrangères sont accusées d’inertie face aux attaques jihadistes meurtrières.

Après avoir sillonné les rues de la capitale, c’est devant le parlement que les manifestants ont tenu à se faire entendre. « Vive le Niger, vive l’armée nigérienne », c’est l’un des slogans qu’on pouvait entendre pendant la marche.

« A bas les bases militaires étrangères », « A bas l’armée française », « A bas l’armée américaine », « A bas les jihadistes et Boko Haram », ont scandé les manifestants, essentiellement des étudiants, des lycéens et des collégiens. La manifestation fait suite à l’appel de l’Union des scolaires nigériens (USN), leur syndicat.

« Nous ne voyons pas la plus-value de la présence de ces bases militaires étrangères parce que chaque jour que dieu fait, notre pays est victime d’attaques », a indiqué Idder Algabid, le dirigeant de l’USN.

La manifestation vise « à soutenir nos Forces de défense et de sécurité (FDS) victimes d’attaques répétées, enregistrant des morts et des blessés ». Mais ces attaques pourraient être évitées si toutefois il y avait « une franche collaboration et un soutien extérieur » des armées étrangères.

Le dirigeant estudiantin a « exigé du gouvernement la dotation en moyens suffisants et adéquats des FDS afin de garantir la sécurité du pays et sa souveraineté nationale ».

Vendredi, il avait demandé « le départ pur et simple de ces bases militaires qui ne sont ici que pour obstruer notre souveraineté nationale ».

Le 17 mai, le groupe Etat islamique a revendiqué une attaque perpétrée dans l’Ouest, ayant tué 28 soldats et un assaut infructueux contre une prison de haute sécurité proche de la capitale, où sont détenus de nombreux jihadistes.

Niamey, qui combat aussi le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le Sud, a toujours justifié la présence des forces américaines et françaises sur son sol par la nécessité de « sécuriser les frontières » contre des infiltrations de groupes jihadistes venant du Mali voisin.

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