Ouganda : une activiste condamnée pour propos jugés « obscènes » à l’encontre du président

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Ayant déjà passé près de neuf mois en prison, l’universitaire et militante ougandaise Stella Nyanzi risque une peine supplémentaire de trois ans, selon son avocat. Elle a été reconnue coupable ce jeudi par un tribunal ougandais d’avoir harcelé en ligne le chef de l’État, Yoweri Museveni et sa mère défunte, rapporte Jeune Afrique.

Selon la même source, Isaac Semakadde, l’avocat de Stella Nyanzi, indique que la militante est prête à « faire face aux conséquences parce qu’elle pense se battre pour une cause juste ». « Nous sommes en désaccord avec le jugement, mais nous attendons que la peine soit prononcée demain (vendredi) et nous la consultons pour déterminer la marche à suivre », a-t-il ajouté.

Rappelons que l’universitaire avait été inculpée et placée en détention en novembre 2018 pour avoir posté sur son compte Facebook des propos jugés « obscènes » à l’encontre du président Yoweri Museveni et de sa mère décédée en 2001. D’après Jeune Afrique, elle y avait fait référence à l’anniversaire du chef de l’État et regretté dans un langage cru que celui-ci ait vu le jour.

L’activiste Stella Nyanzi est connue pour l’usage d’un vocabulaire cru à la limite vulgaire dans ses sorties. « Les paroles dites vulgaires sont parfois la meilleure option pour faire passer un message », confiait-elle à l’AFP courant 2017.

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