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Présidentielle au Kenya : une campagne apaisée mais marquée par des « fake news »

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Des faux sondages, des images détournées et beaucoup de vidéos trafiquées…La campagne électorale au Kenya, pour la présidentielle du 9 août 2022, a été marquée par des « fake news » qui ont inondé les réseaux sociaux. Résultat d’une bataille entre partisans des deux principaux candidats: le vice-président William Ruto et l’opposant Raila Odinga, qui bénéfice tout de même du soutien du président sortant Uhuru Kenyatta.

Environ 22 millions de Kenyans sont appelés mardi 9 août aux urnes pour élire le successeur d’Uhuru Kenyatta. 

Ce qui domine dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle, très apaisée sur le terrain, renseigne RFI, ce sont les messages qui proliféré sur les réseaux sociaux, accusant les deux principaux candidats (William Ruto et Raila Odinga) de se préparer à truquer l’élection.

De fausses informations qui cherchent à délégitimer les résultats de l’élection. 

On peut citer aussi un prétendu extrait de meeting de William Ruto qui a beaucoup circulé, intitulé : « Ruto déteste les Kikuyu [la principale communauté du Kenya, ndlr] et veut prendre sa revanche ». La vidéo était en réalité trafiquée.

Les vecteurs de ces « fake news » sont Twitter et Facebook, mais aussi l’application TikTok, qui a fait une percée remarquable au Kenya.

Dans un rapport paru en juin, souligne notre source, un chercheur de la fondation Mozilla affirme avoir repéré sur TikTok 130 vidéos de désinformation, au contenu parfois très violent, visionnées plus de 4 millions de fois au Kenya, ce qui n’est bien sûr qu’un échantillon.

Les principaux candidats à la présidentielle kényane ont recruté des influenceurs, des web-activistes pour promouvoir leur image au détriment de leurs adversaires.

Quitte donc à relayer et amplifier ces contenus biaisés, voire haineux.

La fondation Mozilla dénonce l’existence d’une véritable « industrie de la désinformation » qui serait « florissante » au Kenya. 




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