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Présidentielle au Mali: le peuple partagé entre illusion et défi sécuritaire

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En dépit de quelques incidents mineurs ici et là, le peuple malien pousse un demi soulagement après le premier tour aux urnes. Le 29 juillet dernier, les Maliens ont dû choisir parmi les 24 candidats en lice ceux qui peuvent aller au second tour de l’élection présidentielle et par ricochet leur prochain président.

Les résultats provisoires sont attendus au plus tard le 03 août prochain. Les problèmes majeurs rencontrés pour ce premier tour est entres autres la faible participation des électeurs, des incidents sécuritaires mineurs malgré les 30 000 membres des forces de sécurité déployés. Même si aucun blessé ou mort n’a été signalé, les incidents, comme le rapporte l’AFP, ont empiété le bon déroulement de l’élection.

“Les incidents ont empêché le vote dans 105 bureaux” sur plus de 23.000, dont “61 bureaux n’ont pu ouvrir dans les régions de Mopti (centre) et de Tombouctou” (nord-ouest), en raison de l’insécurité renseigne le ministre de la sécurité. Le vote n’a pas pu tenir dans près de 644 bureaux, dont plus de 500 dans la région de Mopti.

Les observateurs de leur part, dénoncent également quelques irrégularités. “Les listes publiées ne mentionnent pas l’identification précise des bureaux de vote comme nous l’avions demandé, ce qui rend plus difficile le travail d’observation et de recoupement des informations”, a commenté dans un message adressé lundi à l’AFP, la chef de la mission d’observation électorale de l’UE, Cécile Kyenge, qui estime qu’il s’agissait d’une “base de travail intéressante mais qui mérite d‘être complétée de manière précise et rigoureuse”.

Pour sa part, le premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, assure que tout s’est déroulé au mieux vu que l’organisation de ce vote “est un immense défi sécuritaire”.

Beaucoup ne s’attendait pas à ce que l’élection tienne ceci,  vu que les groupes jihadistes au nord du pays où les violences sont accrues, continuent de faire rage.

Pour ces derniers, l’élection est une source “d’illusions”. “Tout le monde sait maintenant que quiconque remportera cette élection ne sera qu’une marionnette entre les mains de la France et des pays croisés”, a affirmé dans un communiqué le “Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans” du Touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Toutefois, les huit millions d‘électeurs sont attendus le 12 août pour le second tour « décisi »f pour choisir le nouveau président ou accorder une nouvelle chance au président sortant,  IBK, d’ achever la réalisation de ses projets pour le Mali.










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