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Rapport UNESCO : 894 journalistes ont été assassinés entre 2010-2019

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Les derniers chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) sur l’exercice du journalisme viennent d’être publiés. Les données font état d’une multitude de tueries perpétrées sur les hommes de médias.

Les professionnels des médias demeurent confrontés à des risques graves et l’impunité qui entoure les crimes contre eux est presque totale. C’est ainsi que se  récapitule le rapport de l’UNESCO.

Pour 2019 , on retient en résumé, que des journalistes ont été assassinés sur tous les continents. Avec 22 meurtres, l’Amérique latine et les Caraïbes enregistrent le nombre le plus élevé de journalistes tués, suivies de l’Asie et du Pacifique avec 15 assassinats et la région des États arabes avec 10 meurtres.

L’Observatoire de l’UNESCO sur les journalistes assassinés a enregistré 56 décès de mort violente en 2019, contre 99 en 2018 – le bilan le plus faible depuis plus de 10 ans. Au total, l’agence onusienne a enregistré 894 assassinats de journalistes au cours de la décennie 2010-2019, soit une moyenne de près de 90 par an.

 La majorité des journalistes ont été tués en dehors des zones de conflit. Toutefois les journalistes sont également visés lorsqu’ils font des reportages sur la politique locale, la corruption et la criminalité,relève UNESCO. À l’instar des années précédentes, plus de 90% des assassinats enregistrés en 2019 concernaient des journalistes locaux.

Le rapport dénonce en outre l’impunité qui entoure ces crimes. Selon le document, seule une minorité des agresseurs ou des assassins de journalistes sont poursuivis. Estimé à près de 90%, le taux d’impunité reste élevé, moins d’un cas sur huit enregistré par l’UNESCO depuis 2006 étant actuellement considéré comme résolu.

Par ailleurs, soutient UNESCO, les femmes journalistes sont souvent la cible de harcèlement en ligne et de violence sexiste.

« L’UNESCO reste profondément troublée par l’hostilité et la violence dont sont victimes de trop nombreux journalistes à travers le monde », a declaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, soulignant que ces actes « portent atteinte au débat démocratique ». L’UNESCO s’emploie à améliorer la sécurité des journalistes et à lutter contre l’impunité des crimes commis à leur encontre, notamment en mettant en œuvre le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité.




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