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Réduire les risques d’accident sur les routes : le Mali sur les traces du Togo

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Le 24 octobre dernier, l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) du Mali a fait une annonce qui a eu l’effet d’une bombe dans un pays où les acrobaties des motocyclistes se faufilant dangereusement entre les voitures sont presque une mode.

En effet, le port du casque de protection par les motocyclistes sera obligatoire à partir du 1er décembre 2022. L’ANASER avait indiqué que les contrôles routiers seront stricts et que les contrevenants s’exposeraient à la rigueur de la loi.

L’annonce de cette mesure ne fait pas l’unanimité au Mali notamment dans la capitale Bamako où des groupes de jeunes organisent régulièrement des rodéos urbains sans casque de protection. Beaucoup mettent en avant la situation économique actuelle marquée par la cherté de la vie pour juger inopportune cette décision du gouvernement malien.

« Cette décision est révoltante à une période où tout le mode cherche à joindre les deux bouts« , pense Abdoul, la vingtaine, un amoureux des acrobaties les plus vertigineuses au milieu des bouchons interminables sur les routes de Bamako.

Comme lui, beaucoup d’autres Maliens estiment que le gouvernement ne devrait pas prendre une telle décision qui pourrait, selon eux, briser la dynamique d’adhésion populaire actuelle aux mesures prises par la junte au pouvoir.

« Je crains fort que cette mesure sonne le début du désamour entre les Maliens et les autorités. Peu de gens comprendront le bien-fondé de cette décision quand tout est cher sur le marché et que les gens arrivent à vivre convenablement « , analyse Gambie, propriétaire d’un magasin de vente de tissus à Bamako.

« Moi je pense que le gouvernement a bien fait de rendre obligatoire le port du casque de protection. Regardez comment les jeunes garçons, et même de petits enfants risquent leur vie sur les routes en roulant à vive allure et sans casque! Je soutiens cette décision « , confie Awa, revendeuse.

Les accidents de la route sont fréquents à Bamako. Les conduites dangereuses, le défaut du port de casque en sont les principales causes. Si la décision de l’ANASER passe, alors le Mali aura réussi à emboîter le pas à certains pays du continent comme le Togo où le port du casque a été rendu obligatoire grâce à la pédagogie mais surtout à la fermeté des autorités en charge de la sécurité avec à leur tête le ministre Damehame Yark.




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