Rwanda-Ouganda: Kagame et Museveni amis hier, ennemis aujourd’hui !

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Selon un article du site d’information Africanews, le torchon brûlerait entre les présidents rwandais Paul Kagame et ougandais Yoweri Museveni. Déploiement de troupes à la frontière, joutes verbales, accusations d’assassinats politiques ou d’espionnage, voilà entre autres accusations que les deux hommes se renvoient.

Selon notre source, les populations vivant de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda à Katuna n’avaient jamais trop prêté d’attention à cette ligne de démarcation : les enfants la traversaient pour se rendre à l‘école, les adultes pour aller travailler et le commerce prospérait.

Cette harmonie a volé en éclats en février quand le Rwanda a soudainement décidé de fermer la frontière. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s’y déployaient, rapporte le site.

« Ce blocus résulte de la dégradation des relations entre les chefs d‘État rwandais, Paul Kagame, et ougandais, Yoweri Museveni, d’anciens alliés dans les années 80 et 90, quand ils s‘étaient mutuellement aidés à accéder au pouvoir. La méfiance réciproque entre les deux présidents a éclaté au grand jour ces derniers mois. Chacun a proféré à l’encontre du rival les mêmes accusations d’espionnage, d’assassinats politiques et d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays », informe notre source.

Cette tension entre les deux présidents peut avoir une répercussion néfaste sur la région des Grands Lacs historiquement très instable, où les voisins risquent d‘être eux aussi entraînés dans la bagarre, selon le site.

La même source renseigne que la tension est encore montée d’un cran en mars quand le Rwanda a publiquement accusé l’Ouganda d’enlever certains de ses citoyens et de soutenir des groupes rebelles déterminés à renverser son gouvernement.

Museveni, qui a admis avoir rencontré des rebelles rwandais, sans pour autant leur avoir apporté son soutien, argue que les citoyens rwandais arrêtés sont en fait des espions.

“Ce qui est mauvais, c’est que des agents rwandais essaient de mener des opérations dans le dos du gouvernement ougandais”, a-t-il écrit à Kagame en mars.

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