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Saïd Bouteflika: le puissant frère de l’ex président algérien aux arrêts

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Saïd Bouteflika ne l’aurait sûrement pas imaginé il y a quelques mois. Le frère et puissant ex-conseiller du président algérien déchu Abdelaziz Bouteflika, a été arrêté samedi en même temps que deux anciens hauts responsables du renseignement.

Ces arrestations interviennent au lendemain de nouvelles manifestations massives contre le pouvoir en Algérie. Saïd Bouteflika, était considéré comme le cerveau du palais présidentiel depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère Abdelaziz en avril 2013. Les manifestants redoutent surtout ses tractations dans les coulisses pour renverser la situation en sa faveur.

Saïd Bouteflika n’était apparu en public depuis la démission de son frère. Officiellement aucune raison n’a été évoqué pour justifier ces arrestations du frère cadet de l’ancien président ainsi que du général Mohamed Mediene dit « Toufik », qui a dirigé durant 25 ans les services secrets d’Algérie. L’ex-coordinateur des services de renseignements Athmane Tartag alias « Bachir » fait également partie des personnalités arrêtées. Présenté par la presse algérienne comme un proche de Saïd Bouteflika, le général Tartag,  avait lui été limogé aussitôt après la démission du chef de l’Etat.

De nouvelles arrestations qui complètent une liste déjà longue selon la presse locale. Celle-ci rapporte que cinq puissants et richissimes hommes d’affaires, dont quatre proches de M. Bouteflika et de son frère, ont été placés en détention provisoire. Ahmed Ouyahia, quatre fois Premier ministre depuis 1995 a été aussi entendu par le parquet d’Alger.

Depuis 22 février dernier, la population algérienne s’est soulevée contre le pouvoir en place. La mobilisation grandiose et la pression maintenue sur le pouvoir ont poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission le 2 avril dernier. En démissionnant il a mis fin à un long règne à la tête de ce pays pétrolier. Mais les protestataires continuent de réclamer le départ de toutes les figures du système lié à l’ancien président.

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