Si la France va de travers, c’est la faute a voltaire !

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lDésormais c’est l’ENA connection qui semble régner en maître incontesté, avec une propension plus grande, semble-t-il, pour certaines promotions que d’autres. comme si certaines années ,au bal des ambitions la musique avait joué plus fort

Mon frère a fréquenté cette brillante école, je suis heureux qu’il ait fait partie de la promotion du préfet Fragneau…..il est sorti major de sa promotion.

Il est vrai qu’a bien des repas dominicaux nous nous heurtons sur ce qu’il considère être la loi et la façon dont elle est censée s’appliquer et moi, pauvre terrien, d’essayer de lui expliquer qu’en réalité ,dans la vraie vie cela ne se passe pas comme cela.

Ce qui est passionnant c’était sa réaction agacée que l’on vienne bousculer l’ordonnancement prévu, écrit ,décidé, c’est ainsi ,et toute autre chose est non pas inadmissible ,mais inconcevable.

A regarder le nombre de ministres, d’hommes de l’ombre, d’appareils de la promotion voltaire dont est issu notre président de la république, on a guère de choix :

Soit admettre définitivement que cette promotion de l’ENA a su effectuer un écrémage, trouver les meilleurs des meilleurs dans toute la France.

Comment ne pas être frappé par cette coïncidence, cette étrangeté, cette difficulté aussi, que toute notre élite ait été formatée de la même manière, en même temps, sur le même banc ?

Comme des pièces d’argenterie qui auraient bénéficié du même bain, avec cet immense danger, de raisonner de la même façon, de faire les mêmes choix et de ne pas cultiver la différence, d’avoir un sentiment si confortable et clanique qu’aucune porosité avec le monde extérieur ne soit possible sinon par condescendance.

Un des tags de ce blog est de dire si on n’a qu’une facette, on est un peu plat .

Si on partage une pensée unique ,une ambition unique , une regard sur la vie a travers le même prisme ,on peut courir, en toute sincérité et en toute conviction, a la tyrannie idéologique mentale, au total déni des réalités

Je crois que le fait que nos « élites », disons plutôt ceux qui nous gouvernement, soient tous, ou presque issus, soit de Polytechnique soit de l’ENA conduit notre pays a une vision uniforme du monde.

Comme si cela ne suffisait pas après la promotion voltaire, voilà la promotion senghor avec ces mêmes archétypes, ses couples formés sur ses bancs qui prennent l’assaut du pouvoir ,une promotion où l’on retrouve ses membres en hommes d’appareil du pouvoir a tous les postes clé, ces chefs de cabinet ,secrétaires généraux etc ….de ceux qui ont poussé nos décideurs à leur faire de confortables salaires dont on commence a parler car elle m’amuse cette gauche donneuse de leçons les mêmes qui vous expliquent les larmes aux yeux que la France souffre, 

Pétri des valeurs de JAURES, on peut être socialiste et préfèrer les plages de l’Ile Maurice a celles de Dunkerque ! 

Le clan de l’ENA CONNECTION ne sort guère des châteaux, ne circule qu’en carrosses protégés par la garde montée, et ne traverse qu’en trombe les rues malfamées de la capitale, c’est donc faire acte de compassion, d’humilité, et de.. Calcul médiatique que de s’approcher ainsi des vrais gens, de leur sueur et de leur banalité a l’occasion d’un grand débat.

s’approcher du monde des sans dents et des illétrés

Si la France est va de travers ,c’est la faute a voltaire !

N’allez chercher aucun populisme dans le propos, juste la preuve factuelle d’un cercle fermé qui vit sur lui-même.

La promotion Voltaire

François Hollande et Ségolène Royal ont ainsi commencé leur ascension comme conseillers à l’Élysée avant de s’enraciner en terres corrézienne et charentaise,là encore il faut un certain applomb pour vivre a paris et se faire élire député de corrrèze pour monsieur et députée des charentes pour madame ,une conception de la politique qui me fait froid dans le dos  

Michel Sapin a entamé dès 1981 une carrière parlementaire comme député PS de l’Indre.

Formée dans les cabinets de Jack Lang puis à l’Élysée, Frédérique Bredin a été député-maire de Fécamp et ministre des Sports de 1991 à 1993, avant de rejoindre le groupe Lagardère.

Jean-Marie Cambacérès, quant à lui, a été député PS du Gard, puis il s’est reconverti dans le privé chez Transasia.

Proche de Laurent Fabius, Yvon Robert a été élu maire adjoint du Grand-Quevilly dès 1989.

La conseillère d’État Marie-Françoise Bechtel, passée par les cabinets de Jean-Pierre Chevènement et ancienne directrice de l’ENA, vient d’entrer à l’Assemblée nationale comme élue de l’Aisne.

À droite, Dominique de Villepin a suivi l’ascension d’Alain Juppé, et Renaud Donnedieu de Vabres celle de François Léotard.

Raymond-Max Aubert a été élu député RPR de Corrèze en 1993 et maire de Tulle en 1995, puis nommé Secrétaire d’État au Développement Durable de 1995 à 1997.

Françoise Miquel, ex-conseillère du ministre de la Fonction publique

Jean-Paul Delevoye en 2002, s’est présentée sous l’étiquette UMP aux législatives de 2007 dans l’Eure.

Mais, au-delà de ces comètes politiques visibles, les autres «Voltaire» ont suivi des destinées plus représentatives des énarques, naviguant dans les hautes sphères des grands corps de l’État, des institutions publiques et des grandes entreprises

François Hollande a fait venir à l’Élysée ses anciens comparses, le préfet Pierre-René Lemas et la conseillère d’État Sylvie Hubac .

Son ami Jean-Pierre Jouyet (passé par le Trésor, le gouvernement Fillon et l’Autorité des marchés financiers) a été nommé  secretaire général de l’elysée

D’autres hauts fonctionnaires «Voltaire» ont des postes en vue, Pierre-Yves Duwoye, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, et l’ex-sarkozyste Dov Zerah, qui dirige l’Agence française de développement, où a aussi officié une autre «Voltaire», Louise Avon.

Le discret Jean-Ludovic Silicani préside l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) la magistrate Claire Bazy-Malaurie siège au Conseil constitutionnel.

L’ancien chef de cabinet de Balladur à Matignon, Pierre Mongin, préside quant à lui la RATP, où travaillent ses anciens camarades Colette Horel et Jean-Marc Janaillac. Jean-François Blarel, actuel secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay,

Philippe Etienne, qui représente la France auprès de l’Union européenne, Stanislas de Laboulaye, qui vient de récupérer sur consigne de l’Élysée le dossier afghan, après avoir été en poste à Moscou et au Vatican.

D’autres ambassadeurs ne déparent pas cette liste de VIP, tels Jean-Maurice Ripert, ex du cabinet Jospin, représentant de l’Union européenne auprès de la Turquie, Pierre Duquesne, passé par Matignon, le Trésor et le FMI, Philippe Carré, ex-ambassadeur en Autriche, Philippe Thiébaud, actuellement au Pakistan, Henri Paul, ex-ambassadeur en Roumanie. Henri de Castries, PDG d’Axa Loïc Armand, qui préside L’Oréal France, Jean-Jacques Augier (ex-G7) Bernard Cottin (ex-Numéricable). De belles reconversions dans la banque et l’industrie Nicolas Duhamel, directeur général finance du groupe Banques populaires-Caisses d’épargne, Jean Chodron de Courcel, banquier d’affaires chez Hawkpoint Partners, Pierre Pissaloux chez HSBC, François Morlat passé de HSBC à KBL Richelieu, Agnès de Clermont-Tonnerre chez LCL, Jean-Yves Colin, Jean-Luc Perron et Jérôme Brunel au Crédit agricole, Philippe Bordenave chez BNP Paribas. Hubert Loiseleur des Longchamps Deville, directeur des affaires publiques de Total, Patrick O’Quin, directeur des affaires multilatérales chez Danone, Jérôme Bédier dans la distribution (FCD, Carrefour). Dominique Villemot dirige à Paris un prospère cabinet d’avocats, tout comme Jérôme Turot, major de la promotion. Claude Revel, spécialiste de l’intelligence économique, . Naturellement, la promotion conserve son lot de hauts fonctionnaires bien installés dans de nobles institutions comme la Cour des comptes (Jean-Christophe Chouvet, Pascal Duchadeuil, Philippe Gros, Sophie Moati-Gourdon), les tribunaux administratifs (Hervé Saluden, Guy Roth, Bernard Leplat), le Conseil d’État (André Schilte, Jean Gaeremynck, Maurice Meda, Jean-Pierre Jouguelet, Sophie-Caroline Jacquin de Margerie-Tarnowski) le corps préfectoral (Pierre Bayle, Michel Cadot, Pierre Dartout, Christian Decharrière, Michel Delpuech, Roger Silhol, Hervé Masurel, Michel Jau). De manière plus discrète, plusieurs dizaines de «Voltaire» sont cependant recasés au sein de l’État dans des postes aux intitulés assez flous. Certains ont des titres ronflants de conseillers économiques (Paul Hunsinger, Edouard Sicat), de contrôleurs budgétaires (Jean-Luc Pain), de contrôleurs généraux (Marie-Claire Beltrame-Devoti, Christian Bodin, Mireille Dietrich, Jean-Paul Holz, Christian Farlin, Michel Hourcade, Michel Pot, Françoise Miquel, Gilles Marchandon, Christian Tardivon, Dominique Viel), d’inspecteurs généraux de l’Éducation nationale (Jean-François Cervel, Alain Dulot, Gérard Ghys, Alain Perritaz, Henri Peretti) ou de contrôleurs généraux des armées (Éliane Loquet, Olivier Rochereau)

Si la France est va de travers ,c’est la faute a voltaire !

et voilà la promotion senghor

Emmanuel Macron,ex  ministre de l’Economie depuis mardi 26 août, en a fait partie… tout comme Boris Vallaud, le mari de la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.

De la promotion Senghor, plusieurs élèves sont maintenant rompus à la fonction de directeur de cabinet ministériel (Mathias Vicherat, Etienne Grass) ou aux métiers de la banque (Marguerite Bérard-Andrieu, Sébastien Proto).

  Gaspard Gantzer Le conseiller en communication de François Hollande, 34 ans, est un « bébé Delanoë ». Il a fait ses armes à la mairie de Paris comme patron de la com’ entre 2010 et 2013, a Mathias Vicherat Ami de Gaspard Gantzer et Emmanuel Macron, l’actuel directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris

. Boris Vallaud Marié depuis l’été 2005 avec Najat Vallaud-Belkacem, Boris Vallaud, 37 ans, est l’ancien directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg à Bercy. A sa sortie de l’ENA en 2004, il devient haut-fonctionnaire au Conseil général de Saône-et-Loire… où il croise la route de son futur ministre. Etienne Grass Autre figure montante de la génération « Senghor », le désormais ex-directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem au ministère des Sports est un ami proche de Boris Vallaud, le mari de son ancienne supérieure.

A droite Marguerite Bérard-Andrieu C’est la meilleure élève de la promotion. Première du classement de sortie de l’ENA et positionnée à droite, Marguerite Bérard-Andrieu a fait ses classes à l’Inspection générale des finances, avant de rejoindre Nicolas Sarkozy à l’Elysée, et d’intégrer ensuite le cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail. Elle est aujourd’hui directrice générale adjointe de la BPCE (Banque populaire Caisses d’épargne) Et comme l’amour n’a pas de frontière politique, elle a épousé Thomas Andrieu, l’actuel directeur adjoint du cabinet de Manuel Valls, un autre « Senghor ».

Sébastien Proto Major du concours d’entrée et deuxième à la sortie de l’ENA, Sébastien Proto est un « sarko-boy ». Cet ex-directeur de cabinet d’Eric Woerth puis Valérie Pécresse au ministère du Budget, a été la cheville ouvrière du programme économique de Nicolas Sarkozy en 2012. Après la défaite de la droite, il est entré dans le privé en devenant associé à la banque Rothschild. Sébastien Veil Ancienne figure de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, il a rallié l’équipe de campagne de l’ex-candidat UMP en 2007, avant de travailler à l’Elysée, notamment sur l’élaboration de la loi sur la représentativité des syndicats. Il travaille aujourd’hui pour le fonds d’investissement français PAI Partners.

Source : http://www.christianschoettl.com

Christian SCHOETTL

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