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Sommet Afrique-France : Macron s’est avoué « bousculé » par 11 jeunes Africains

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Au dernier jour du sommet inédit Afrique-France à Montpellier, qui privilégiait la parole de la société civile, onze jeunes Africains ont exprimé lors des débats, leurs attentes et frustrations sur la démocratie et la relation avec la France, interpellant directement le président français Emmanuel Macron.

Lors d’une séance plénière électrique et sous des salves d’applaudissements, sans complaisance mais avec humour, les onze jeunes – malien, burkinabé, kényan, camerounais… – invités à dialoguer, ont fustigé le « colonialisme », « l’arrogance » ou le « paternalisme français », et bousculé le président Emmanuel Macron.

Ils ont secoué les usages et interpellé sans ménagement le président français, hôte de ce sommet inédit sans chefs d’État africains, privilégiant la société civile.

Défendant sa « sincérité » et niant tout « paternalisme », Emmanuel Macron s’est avoué « bousculé ».

Mais, au cours d’un dialogue parfois tendu, il a réitéré ses fondamentaux sur les sujets de contentieux soulevés par les jeunes : colonialisme, soutien à des dictatures, interventions militaires…

Ce qu’il faut retenir de ce sommet: 

  • Répondant aux accusations de soutien à des tyrannies et aux critiques sur les interventions militaires, M. Macron a réitéré ses fondamentaux: « la France est là militairement à la demande » des pays africains. Le président a également déclaré que « la France n’avait pas vocation à rester au Mali ». 
  • L’annonce de la création d’un « Fonds d’innovation pour la démocratie en Afrique », avec une  « gouvernance indépendante », ainsi que plusieurs initiatives culturelles. Ce fonds, doté de 30 millions d’euros sur trois ans, doit aider les « acteurs du changement » notamment sur les questions de gouvernance et de démocratie. 
  • Une première restitution de 26 œuvres d’arts fin octobre au Bénin avant une seconde restitution à la Côte d’Ivoire.



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