Soudan: pourquoi les populations réclament un pouvoir civil

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Les populations du Soudan ne décolèrent pas, elles réclament le transfert du pouvoir à une administration civile. Des manifestants ont encore affirmé cette position ces derniers jours. Le départ de Bechir du pouvoir ne doit pas donner libre voie à l’armée de s’accaparer les fruits de la révolution.

Les leaders de la contestation au Soudan se sont dits déterminés à ce qu’un civil dirige le futur Conseil souverain, institution-clé de la transition dont la composition sera au cœur de la reprise prévue des négociations avec l’armée dimanche soir.

LES négociations sont en cours pour une transition pacifique qui permette aux civils de reprendre le contre des axes essentiels du pouvoirs. Les pourparlers qui se poursuivent se focaliseront sur la répartition, entre armée et contestation, des sièges du Conseil souverain ainsi que sur son futur chef.

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais campent devant le QG de l’armée. Leur revendication principale, appuyée par la communauté internationale qui fait aussi pression sur les militaires, est le transfert du pouvoir à une administration civile.

L’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, reste intransigeante sur certains aspects.  Depuis plusieurs semaines, les négociations butent sur la composition du Conseil. Les généraux insistent pour y obtenir une majorité de sièges tandis que les leaders de la contestation ont réaffirmé leur volonté de limiter la présence des militaires et de placer un des leurs à la tête du Conseil.

Militaires et protestataires s’étaient entendus sur plusieurs points avant la suspension des négociations: la durée de la période de transition de trois ans et la création d’un Parlement composé de 300 personnes, dont les deux tiers seraient issus de l’ALC.

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