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Soudan : une nouvelle loi condamne l’excision génitale

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Plus d’excision au Soudan. La semaine dernière, les autorités ont procédé à l’adoption d’un article du Code pénal qualifiant désormais de crime la mutilation génitale féminine, autrement dit l’excision. Une disposition qui comble l’attente des organisations de défense de droit de la femme.

Trois ans de prison et d’amende pour quiconque pratiquera encore la mutilation d’une femme pour l’exciser au Soudan.

Selon les chiffres de l’ONU, neuf Soudanaises sur dix sont victimes de cette pratique.

Une « pratique de torture », ainsi que l’a qualifiée la militante Faiza Mohamed de l’association Equality Now, en saluant l’instauration longtemps attendue de ces « mesures punitives pour protéger les femmes ».

L’article 141 du Code pénal amendé a donc été approuvé le 22 avril par le Conseil souverain dominé par les militaires et par le Conseil des ministres contrôlé par les civils, écrit RFI.

A en croire la radio française, la mesure a été aussitôt saluée. L’Unicef s’est réjouie du début d’une « nouvelle ère ».

Et dans la presse Salma Ismaël, porte-parole à Khartoum du Fonds mondial de l’ONU pour l’enfance, s’est dite heureuse que les mères refusant cette « pratique barbare » sur leur fille puissent désormais « dire non ».

Mais il y a une déphasage entre la législation à la réalité. C’est depuis 2018 qu’un rapport de l’ONU avance que 1 enfant sur 7 est excisé en Soudan et Égypte.

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