Home / A la Une / Tchad: Idriss Déby nomme 24 personnes au gouvernement sans Premier ministre

Tchad: Idriss Déby nomme 24 personnes au gouvernement sans Premier ministre

Partagez ceci :

Vingt-quatre ministres et quatre secrétaires d’Etat feront partie de la nouvelle équipe gouvernementale de Idriss Déby. L’annonce a été faite en début de semaine par le président après avoir promulgué la nouvelle constitution marquant le passage à la IVième République.

Ce gouvernement aura pour mission d’organiser les élections législatives repoussées depuis 2015 dont le président a confirmé la tenue en novembre 2018.

Des mutations sont observées. Cette nouvelle équipe s’est vu renforcer par neuf femmes. On note également la sortie de dix anciens ministres notamment le ministre des infrastructures, celui des finances et celui du pétrole.

L’ancien premier ministre, Kassire Coumakoye perd sa place et devient ministre d’Etat conseiller à la présidence. L’avocat Jean-Bernard Padare est nommé ministre d’Etat chargé des infrastructures. Les ministres de la défense et de la sécurité et des affaires étrangères ont gardé leurs postes.

Avant la nomination  du gouvernement, le président Tchadien a profité de la séance de promulgation vendredi pour lancer un appel demandant l’appui des partenaires technique et financier pour l’organisation des élections législatives.

Cependant, l’opposition qui ne se retrouve pas dans ce processus montre déjà des signes de boycott. Le vendredi, lors de la session parlementaire, plusieurs députés de l’opposition ont brillé par leur absence.

A en croire l’opinion, Idriss Déby au pouvoir depuis 1990, veut profiter de cette nouvelle Cnstitution pour renforcer ses pouvoirs. Idriss, 65 ans, en est à son cinquième mandat, qui doit s’achever en août 2021.

Elle prévoit que le mandat du président passera à 6 ans, renouvelable une fois, contre 5 ans renouvelable indéfiniment actuellement.
L’opposition n’a pas foi en cette limitation. Elle estime qu’Idriss Déby pourrait tout de même rester au pouvoir jusqu’en 2033.

Par ailleurs, certains acteurs de la société civile doutent déjà de la fiabilité et de la transparence des élections qui seront organisées. Pour eux, c’est fort probable que le pouvoir organise unilatéralement ces élections. Les signes sont annonciateurs.

Aujourd’hui, tout est concentré dans ses mains et ce ne serait pas facile à l’opposition de voir clair si l’organisation n’est pas inclusive. Pour rappel, l’opposition qui avait prévu manifester sa désapprobation vendredi dernier, n’a pas encoreévoqué sa participation ou non à ce processus.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »