Accueil / A la Une / Terrorisme : comment Kaboré pense-t-il gérer la colère grandissante des Burkinabè ?

Terrorisme : comment Kaboré pense-t-il gérer la colère grandissante des Burkinabè ?

Partagez ceci :

Initialement organisées pour protester contre les exactions des groupes terroristes qui endeuillent les Burkinabè, des marches se sont muées mardi et mercredi derniers, en manifestations de colère contre le chef de l’Etat burkinabè, renseigne Jeune Afrique. Objectif : réclamer la démission de ce dernier et de son gouvernement.

Comment Roch Marc Christian Kaboré pense gérer la colère grandissante d’une partie de ses compatriotes qui se sentent « abandonnés » face à la violence des groupes terroristes alliés au groupe État islamique (EI) et à Al-Qaïda. ?

C’est l’équation à plusieurs inconnues à laquelle le dirigeant burkinabè reste confronté.

« Nous sommes désormais à un tournant dans la lutte contre le terrorisme. Soit le régime reconnaît ses erreurs et se rattrape en posant des actes forts pour regagner la confiance du peuple, soit il reste dans le déni », explique Mahamoudou Sawadogo, expert burkinabè en sécurité.

Et d’ajouter : « La situation va alors s’empirer et la colère populaire ira crescendo ».

« Le président Kaboré a failli à son serment de protéger et de défendre notre pays. Il doit donc tirer les conséquences de son échec, et sa démission est la conséquence logique de sa gestion calamiteuse », martèle pour sa part, Marcel Tankoano, membre du directoire national du Mouvement populaire « Sauvons le Burkina Faso ».

À l’initiative de cette fronde, ce Mouvement qui dit agréger environ 200 organisations de la société civile explique avoir été débordé par l’ampleur de la mobilisation. Il tient à clarifier le sens de sa lutte.

« Nous n’avons aucun agenda politique caché. L’urgence est de sauver le Faso. Nous n’avons pas chassé Blaise Compaoré en 2014 pour laisser ce pays s’effondrer aujourd’hui », avance Tankoano, qui n’exclut d’autres actions.

En six ans, les violences, parfois mêlées à des affrontements intercommunautaires, ont fait environ 2 000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leurs foyers, principalement dans le nord du Burkina Faso.




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »