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Togo/André Kangni Afanou: « en interdisant les manifestations, les autorités créent de la frustration au sein de la population »

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Le Parti National Panafricain de Tickpi Salifou Atchadam ne pourra pas tenir ses manifestations du 13 avril prochain dans toutes les villes qu’il a précitées. En tout cas, s’il faut tenir compte de la lettre réponse du ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi qui interdit les manifs dans plusieurs villes du pays. Trois localités seulement ont reçu l’autorisation pour la manifestation. Un fait que dénonce André Kangni Afanou, défenseur des droits de l’Homme 

A Lomé, le PNP devra se contenter d’organiser sa marche dans le quartier Togblekope. En province, seuls Sokode et Afagnan sont autorisés à manifester.

Une énième interdiction qui vient s’ajouter à celle de la Ligue des consommateurs Togolais (LCT, la semaine dernière) et du mouvement MMLK (marche interdite la semaine dernière).

Sur les réseaux sociaux, de nombreux acteurs montent au créneau pour dénoncer un « nouveau coup de force » du gouvernement qui restreint et viole le « droit de manifester » de la population.

André Kangni Afanou, un acteur de la société civile, s’est aussi montré indigné contre cette décision des autorités togolaises.

 » En interdisant des manifestations pacifiques ainsi que des réunions des partis politiques et associations de la société civile sur la base d’arguments aussi légers, le ministre de l’administration territoriale du Togo et les autorités déconcentrés savent ‘elles qu’elles créent des frustrations au sein de la population ? Sont elles conscientes que leurs arguments ne respectent en rien les principes et standards internationaux ? Pourquoi se mettent elles délibérément en marge de la légalité (Constitution et textes internationaux) alors que justement, ces mêmes autorités ne cessent de crier à qui veut les entendre que « force doit rester à la loi »? N’y a t-il pas des conseillers juridiques ou aucun magistrats dans ce pays pour expliquer à nos ministres, préfets et présidents de délégation spéciales qu’ils sont en train d’user et abuser du pouvoir à eux conférés par les postes qu’ils occupent ? Jusqu’à quand va durer cette politique de deux poids, deux mesures sur la terre de nos aïeux ? « , écrit le défenseur des droits de l’homme sur sa page facebook.

Au sein de l’opinion, une grande question reste d’actualité. Le parti au cheval blanc, va-t-il se plier à l’interdiction du ministre ? Difficile d’y répondre avec certitude. S’acheminons-nous vers un « 19 août » bis? Plus que quatre jours pour le savoir.










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