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Togo : la filière café, cacao de Kloto nourrit plus de 50% de ses habitants

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L’ agriculture de la préfecture de Kloto est basée sur des cultures de rente et de subsistance. Elle constitue la principale activité économique. Avec production qui était passée de 1700 tonnes en 1948 à 6.000 tonnes en 1958, la préfecture de Kloto produit aujourd’hui environ 10.000 tonnes de cultures de rente et ce, depuis les années 1970. L’agriculture y constitue la principale activité. On y pratique des cultures de rentes, des cultures vivrières et des fruitiers.

Kloto vit de la production de café et cacao qui nourrit plus de 50% de ses habitants. Avec une végétation luxuriante faite de forêts denses, la préfecture jouit d’une température moyenne annuelle d’environ 23° dont le plus bas niveau tourne autour de 19° observé en août et le plus haut (27°) est observé en février.

 Dans la préfecture de Kloto, on pratique l’agriculture extensive avec des outils aratoires et traditionnels. Les exploitants sont pour la plupart des familles. Il y a l’absence de grandes exploitations appartenant à des firmes. L’agriculture n’est pas mécanisée, ce qui oblige les paysans à utiliser des engrais et des pesticides très peu répandues, renseigne un dossier de l’Association Journaliste en Mission pour le Développement (Jmd).

Les structures d’encadrement disposent de peu de moyens pour opérer une restructuration profonde en vue d’en faire un secteur clé de l’économie. Cependant, des potentialités agricoles existent (terres fertiles, bonne pluviométrie, variétés de cultures vivrières et de rente, existence des débouchés pour les produits agricoles) mais nécessitent d’être mises en valeur.

Le foncier et la législation agraire

Dans la Préfecture de Kloto comme partout au Togo, les terres appartiennent aux exploitants agricoles. Ceux-ci les ont hérités des parents qui se sont installés dans les localités. D’autres l’ont acquis par voie d’achat. Dans la Région, le système de métayage est pratiqué ou les terres sont laissées à la disposition d’une tierce personne pour son exploitation et la fin, les récoltes sont partagées selon les règles définies à l’avance. Il peut arriver que les propriétaires louent les terres contre des rémunérations en numéraire.

La préfecture jouit d’une large variété de produits agricoles, notamment les produits vivriers (maïs, sorgho), les produits de rente (Café, cacao), les fruitiers.  Il est à noter que la production agricole enregistre une baisse à tous les niveaux. Cela est dû au manque d’investissement dans le secteur, du caractère obsolète des techniques agricoles et des aléas climatiques.

Dans la préfecture, on cultive les céréales (maïs, mil, sorgho, haricot, riz, arachides) ; les tubercules (ignames, manioc, taro, patate douce) ; les cultures de rentes (café, cacao, bananes, bananes plantains, palmier à huile). Parmi les cultures vivrières, celles qui occupent le plus de grandes superficies sont : le maïs, l’igname, le taro et l’arachide. Il est à souligner que les cultures de rente occupent les 2/3 de la superficie des terres cultivées.

La production animale

L’élevage est pratiqué dans la préfecture de Kloto, mais elle est considérée comme une activité secondaire. Il vient en soutien à l’agriculture. Le cheptel est constitué de volailles (poules, canards, etc…), de petits ruminants (ovins et caprins), des porcins et de gros bétail (bovins). Les produits sont destinés en priorité à la consommation des ménages. La production demeure faible. Il n’y a pas de centres d’élevage. Pour satisfaire les besoins des populations en produits d’élevage, le secteur de la distribution importe le bétail ou fait appel aux bergers nomades. Les magasins de distribution alimentaire importent les produits de volaille congelée.

Dans la préfecture de Kloto, il y a très peu d’évaluation d’élevage à cause du caractère traditionnel de cette activité. L’absence de structure d’encadrement et de suivi rend difficile l’évolution des troupeaux chez les bergers nomades. L’absence d’évaluation périodique rend difficile la définition d’une tendance réelle. D’une façon générale, l’élevage traditionnel est pratiqué un peu partout dans la préfecture.

Au vu de tout ce qui précède, il serait souhaitable que l’Etat vienne en aide aux agriculteurs. Il s’agira de tracer les pistes rurales pour rendre facile le transport des produits vers les lieux de vente ; la construction d’un centre de l’élevage au Chef-lieu de la Préfecture ; d’aider les producteurs à acheter les tracteurs, ce qui leur permettra d’exploiter les grandes superficies ; la construction d’une usine de conservation de fruits, etc.

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