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Togo: « la voie électorale n’est pas la solution. Elle est suicidaire!», dixit Dr Ati Antoine Randolph

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Les citoyens togolais de la diaspora ne sont pas en marge de la situation politique du pays. Dans une tribune publiée par le site Togo Trinune, Dr Ati Antoine Randolph, premier responsable du Comité Togolais de Résistance (CTR) a fait un bref historique et exposé du problème togolais tout en proposant une piste de sortie de crise.

Pour le docteur, la question des élections au Togo n’est pas d’actualité. Citant Joseph Staline, Randolph stipule que les gens qui votent ne décident rien. Ce sont ceux qui comptent les votes qui décident tout.

«C’est pourquoi le régime dictatorial, expert en fraudes électorales, sachant ne pouvoir réduire l’insurrection populaire par la violence et conseillé par le groupe des 5, a opté très tôt pour la voie électorale», a-t-il justifié.

Le premier responsable du Comité Togolais de Résistance illustre sa thèse avec certains signes avant-coureurs qui selon lui, invitent déjà à une vigilance accrue : le parti pris du président de la cour constitutionnelle, la bataille autour de la CENI, le recensement unilatéral et non consensuel avec enrôlement des mineurs et la réapparition de la milice.

« La voie électorale n’est pas la solution. Elle est suicidaire ! Car la dictature RPT/UNIR est une véritable machine à fraudes électorales utilisant tous les moyens de l’Etat et la compétence des experts internationaux en fraudes électorales. Nous devons impérativement continuer la lutte jusqu’à la victoire totale », a-t-il ajouté.

La meilleure solution qui puisse permettre au peuple de redevenir réellement libre et de recouvrer la souveraineté et l’indépendance du pays selon lui est sous deux aspects.

« Le challenge que nous devons affronter présente deux aspects : le premier est la dictature militaro-civile quasiment clanique, d’essence néocoloniale ; elle est anticonstitutionnelle et sort donc de la normalité. C’est un cancer pour notre pays et notre peuple. Le deuxième aspect est la personnalité du gestionnaire de cette dictature. C’est une gangrène au sommet de l’Etat! », a-t-il déclaré avant d’ajouter : «Je veux parler de Faure Gnassingbé qui gère une dictature dynastique et mafieuse ; C’est un homme fondamentalement immoral. Les deux aspects du problème sont intimement liés et pour le résoudre plus facilement, Faure Gnassingbé, de surcroît illégitime, doit absolument être dégagé en premier afin d’arriver à la restauration de l’Etat de droit et à faire plus aisément les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ; ces réformes seront alors justes, équilibrées et adaptées à nos besoins ! ».

Et pour finir, l’auteur de la tribune lance un appel citoyen et patriotique. Il prie les rois, les chefs traditionnels et les chefs religieux à assumer leurs responsabilités historiques en aidant le camp du bien à prospérer car la moralité est la boussole des êtres humains, elle est le facteur de cohésion sociale par excellence et le pain dont se nourrit notre âme collective.

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