Togo/Brigitte Adjamagbo: ‘le dialogue togolais ne doit pas échouer’

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La date du prochain dialogue togolais est connue : 15 février 2018. Mais en attendant, chacun repense sa stratégie pour obtenir gain de cause parce qu’un dialogue de plus ne saurait résoudre le problème des Togolais.

Invitée sur une radio de la place,  Brigitte Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de cette coalition a souligné que le fait pour les deux (2) parties  d’accepter d’aller  aux négociations signifie qu’elles doivent  suspendre les activités prévues à l’instar des élections.

« Les élections législatives constitueront une étape importante dans le nouveau tournant de l’installation réelle du Togo dans le socle de la démocratie mais encore faut-il que ces élections soient organisées dans des conditions de transparence et de démocratie. C’est au cours du dialogue que nous allons les instaurer. Une fois que nous les aurons instaurées, il se posera la question de la mise en œuvre de ces décisions prises », a-t-elle précisé. Le schéma  qui se dessine est : dialogue, mise en œuvre des recommandations puis élections.

L’un des souhaits de l’opposition est de voir le chef de l’Etat Faure Gnassingbé s’asseoir à la table des négociations pour non seulement donner du poids à ce qui se dit mais éviter les fuites de responsabilités. C’est un peu comme ce qui est arrivé à l’Accord Politique Global de 2006 que le gouvernement actuel ne pense pas mettre en œuvre en évoquant sa caducité.

« Cette fois-ci, la préoccupation que nous avons aussi, c’est de mettre en place des mécanismes qui fassent en sorte que plus jamais, une des parties à ces discussions, ne puisse dire demain qu’elle n’a pas pris d’engagement ou qu’elle ne le mettra pas en œuvre », martèle la dame de fer de l’opposition.

Tout le monde doit craindre le pire car « si ce dialogue échoue, nous savons ce qui nous attend. Le peuple est déterminé à placer le Togo sur les rails de la démocratie et du développement par tout moyen », a-t-elle dramatisé.