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Transition au Mali : un civil ou un militaire ? Ça coince !

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Alors que la Cedeao reste inflexible sur sa position, celle de voir un civil comme président et comme Premier ministre, assurer la transition au Mali, la junte malienne, pour sa part, affirme officiellement qu’elle est plutôt favorable pour une transition dirigée par un militaire. Et c’est la première fois que les militaires, qui ont pris le pouvoir le 18 août à Bamako, affichent cette position.

Mais ces derniers sont désormais obligés de tenir compte de l’avis de la Cédeao sous peine de lourdes sanctions contre le Mali.  

Face aux positions des deux parties, il y a nécessité de faire des compromis mais aussi des sacrifices.

« Toutes les options sont sur la table », a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole de la junte malienne. 

Une manière pour la junte de ne pas avoir l’air de défier frontalement les dirigeants ouest-africains, tout en se présentant comme garante de la volonté populaire.

Tout en laissant une porte ouverte donc à de possibles ajustements, la junte insiste tout de même sur le caractère inflexible de la Cédéao.

« Ils ont dit que leurs conditions ne sont pas négociables. Et que si on insiste, ils sont en mesure de faire un embargo total« , a affirmé le colonel Wagué.

Un embargo synonyme selon lui d’« asphyxie » rapide du Mali.

Les sanctions contre le Mali se font de plus en plus sentir. Notamment sur les transactions financières, a reconnu lors de la conférence de presse le porte-parole de la junte.

Le débat n’est donc pas tranché. Les discussions se poursuivront. 

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