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Tunisie: début « timide » de la campagne présidentielle

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En Tunisie, l’’instance chargée d’organiser les élections (Isie) a ouvert lundi, les opérations de charme pour les élections présidentielles dont le premier tour est prévu le 15 septembre prochain. Les candidats sont appelés à convaincre, avec leurs programmes, sept millions de Tunisiens inscrits sur les listes électorales.

Un mois et demi après le décès du chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi, les candidats partent à la conquête de l’électorat.

Mais pour l’heure, l’on note un début timide des meeting et caravanes. La population semble indifférent à la question. Une situation qui s’explique par plusieurs raisons selon nombre d’acteurs.

“C’est la première fois que les Tunisiens n’ont aucune idée de qui va être président”, selon le groupe de réflexion tunisien Joussour. “En 2014, il y avait deux grands champions, le président sortant (Moncef) Marzouki et M. Essebsi. Là, tout est possible”.

Selon l’Afp, le décès, le 25 juillet à quelques mois de la fin de son mandat, de M. Essebsi, premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, a bouleversé le calendrier électoral.

Si l’instance chargée d’organiser les élections a interdit la publication de sondages, ce qui complique l‘évaluation du poids politique des 26 candidats retenus pour le scrutin, certaines enquêtes d’opinion circulent.

Beaucoup placent en tête Nabil Karoui, homme d’affaires et magnat des médias détenu depuis le 23 août après avoir été inculpé de “blanchiment d’argent” dans le cadre d’une enquête en cours depuis plus de trois ans.

Après des incertitudes, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a finalement validé sa candidature.

Les soutiens de M. Karoui ont affirmé que son arrestation en juillet était entachée d’irrégularités, accusant le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui est l’un de ses rivaux pour l‘élection, d’en être l’instigateur. Le gouvernement avait présenté une loi éliminant M. Karoui de la course, mais cet amendement, voté, n’a pas été promulgué par le défunt président Essebsi.

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