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Tunisie: la mort de 15 nourrissons choque, des têtes tombent !

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 Le médecin et président de la commission d’enquête médicale sur la tragédie du drame des nourrissons, morts entre les 6 et 8 mars dans un hôpital de Tunis, Mohamed Douagi, vient de confirmer le décès de quinze bébés.

Après avoir levé le voile sur la polémique autour de cette tragédie, le président d’enquête affirme que « c’est une mort inévitable lorsqu’il y a ce genre d’infection. Peu importe que cela se passe en Tunisie, en Amérique ou ailleurs. »

Pour ce qui concerne la cause, Mohamed Douagi, précise que treize d’entre ses nourrissons ont perdu la vie des suites d’une infection nosocomiale contractée lors de l’injection de nutrition par voie intraveineuse.

D’ici le 27 mars, de nouveaux résultats seraient communiqués.

En effet, ils étaient vingt-deux nourrissons prématurés au moment des faits. Mais le gouvernement n’avait annoncé que douze cas de décès. C’est après la plainte des parents que la commission a pu établir des similarités dans leur mort avec celle des douze autres bébés.

Pour le médecin Mohamed Douagi, président d’enquête, un seul cas de décès ne permet pas forcement au médecin d’avoir une idée sur le type d’infection. Le premier cas du 6 mars par exemple n’avait pas pu alerter les médecins.

« Il a fallu attendre le surlendemain, avec l’annonce de nouveaux décès, pour que la thèse d’une infection généralisée prenne corps, selon le président de la commission d’enquête, qui a admis qu’il y avait bien eu une « défaillance humaine ». « Nous ne savons pas encore à quelle étape du processus », a-t-il expliqué.

Face à une opinion publique choquée, les autorités étaient obligées de faire une sortie par rapport au problème. Des têtes tombent.

Trois hauts cadres du ministère de la santé ont été démis de leurs fonctions, jeudi. Le ministre de la santé avait quant à rendu le tablier dès l’information.

Le chef du gouvernement Youssef Chahed a admis, mercredi, à l’issue d’une réunion avec le ministère de la santé et les représentants de plusieurs hôpitaux, l’existence de « problèmes de plusieurs types dans les hôpitaux publics ».

Il a notamment cité « la corruption », « le laxisme » et « l’impunité ». Il a pris l’engagement de « protéger le secteur de la santé publique » afin que cela « ne se reproduise plus ».




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