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Tunisie: débat houleux sur l’égalité dans le partage de l’héritage

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En Tunisie, la question de l’héritage sera soumise à l’avis de la population notamment de la société civile. Le débat était électrique au parlement tunisien le 27 février dernier où devait être discuté le projet de loi sur l’égalité dans l’héritage.

Il s’agissait pour Saïda Garrach, la porte-parole de la présidence, de mettre fin à l’injustice, basée sur le droit musulman où l’homme hérite deux fois plus que la femme.

« Le principe c’est qu’on a choisi les cas les plus fréquents qui reviennent assez souvent au moment de l’ouverture d’un héritage, donc les cas les plus répandus, c’est frère/sœur, époux/épouse, père/ mère », rapporte RFI.

Mais la question depuis qu’elle a été posée par le président Essebsi, oppose. Face aux voix conservatrices, la présidence propose de laisser le choix. Celui qui veut appliquer la loi religieuse dans sa succession peut de son vivant le stipuler par écrit.

Mais s’il décède sans l’avoir fait, alors l’état tranche en faveur de l’égalité.
Une option qui ne plaît à tous. Les conservateurs ne l’entendent pas de la même façon, un député estime les avis 50/50.

L’Assemblée va ainsi auditionner la société civile, elle-même partagée entre associations religieuses, défavorables au projet, et associations féministes qui plaident pour cette réforme depuis des décennies pour une solution idoine. Depuis son ascension au pouvoir, le président tunisien a reconnu la responsabilité de la femme dans la société.

Il s’est ainsi engagé dans la lutte contre l’inégalité homme –femme dans tous les sens du terme, une inégalité encore plus flagrante dans les pays islamisés.

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