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Xénophobie : le cordon économique très tendu entre Abuja et Prétoria

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Depuis quelques jours, la recrudescence de scènes xénophobes en Afrique du Sud inquiète. Plusieurs pays africains ont exprimé leur désapprobation, en particulier le Nigeria, par la voix de son président Muhammadu Buhari. L’Afrique de Sud et le Nigéria étant économiquement interdépendants, c’est ce secteur stratégique qui risque d’en pâtir.

D’après le dernier bilan, « au moins dix personnes », dont un étranger, ont été tuées dans les violences xénophobes qui ont éclaté en Afrique du Sud, a indiqué ce jeudi le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

Même si on ne signale aucune perte en vie humaine du côté des ressortissants nigérians, de nombreux dégâts matériels sont relevés.  De nombreux commerces appartenant aux compatriotes du président Buhari ont été pillés et saccagés. Toutefois, le Nigéria a choisi la voie pacifique pour régler cette situation : « nous allons travailler, entre frères, avec l’Afrique du Sud, pour trouver des solutions à leurs problèmes, qui est devenu aussi le nôtre », a confié un conseiller de la présidence à rfi.

Les conséquences de ces violences xénophobes enregistrées dans plusieurs villes sud-africaines ne se sont pas faites attendre : plusieurs groupes sud-africains comme l’opérateur téléphonique MTN ont fermé leurs agences, Pretoria a également fermé son ambassade à Abuja et de même que son consulat à Lagos, le Nigeria a décidé de boycotter le Forum économique mondial qui se déroule en ce moment au Cap.

Notons que le Nigéria et l’Afrique du Sud sont les deux plus grosses économies d’Afrique. Etant le marché le plus important en Afrique pour Pretoria, le Nigéria compte près de quatre cents groupes sud-africains et, en retour, vend son pétrole en Afrique du Sud.

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