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Quand les tracasseries douanières mettent en mal la libre circulation dans l’espace CEDEAO

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C’est par une lettre ouverte adressée aux premiers responsables de l’organisation sous régionale (CEDEAO) que le Mouvement Martin Luther King a exprimé son indignation et stupéfaction relatives aux tracasseries et aux rançons qu’imposent au quotidien les forces de sécurité, les services douaniers et d’immigration aux populations sur les frontières des pays membres de l’institution sous-régionale entravant ainsi la libre circulation des personnes et de leurs biens.

En effet, depuis quelques années, les cris d’alarme et de détresse des citoyens de la communauté persistent au sujet des frais que leur imposent les forces de sécurité et les services d’immigration à leur passage aux différentes frontières.

La dernière en date qui fait réagit le mouvement relève du 23 au 27 juillet dernier, quand une délégation d’une cinquantaine de chrétiens Togolais se rendant à Accra au Ghana pour une conférence des missions chrétiennes d’Afrique, s’est mise devant les faits accomplis en flagrant délit à la frontière Aflao entre le Togo et le Ghana.

« Alors que du côté du service d’immigration Togolaise, il a été constaté une prise de conscience et un sens de responsabilité dans l’exercice de leurs fonctions, du côté du Ghana, le constat est tout autre triste. Tous les passagers détenant ou pas de passeport, doivent payer chacun entre 5 et 10 Ghana Cedis (700 et 1000 CFA) tant au service d’immigration qu’au niveau du contrôle de santé en cas de défaut du carnet jaune ,ce qui est une entrave grave aux protocoles décisionnaires de la CEDEAO portant sur la libre circulation des personnes et de leurs biens », mentionne la lettre.

Et de poursuivre « Nous avons observé la mise en scène avec un silence béat jusqu’à ce que notre tour arrive. Malheureusement pour nous, peu de personnes avaient leur passeport et la plupart ne détenaient que leur carte d’identité, ce que nous avons à présenter aux agents d’immigration Ghanéenne. Ceux –ci s’opposent catégoriquement à notre passage et exigent 1000F CFA de chacun. Pourtant, nous avons été conduits par les agents Togolais qui entendaient nous faciliter la tâche mais peine perdue ».

Pour le Mouvement Martin Luther KING –la Voix des Sans Voix, la CEDEAO jouit d’une grande identité sous régionale mais n’a pas encore réussi à emballer les citoyens dans l’intégration. C’est une triste réalité que personne ne peut contester et des centaines de millions d’âmes qui la peuplent, sont encore orphelins dans beaucoup de domaines.

A travers cette lettre, le président du mouvement a rappelé les attentes des peuples et a appelé les autorités à prendre leurs responsabilités.

« Vos peuples attendent de vous non plus des discours mais des actes qui contribuent à leur épanouissement et à leur liberté. Ils aspirent à des régimes démocratiques qui respectent les droits humains et les textes constitutionnels, l’indépendance de la justice et des institutions fortes dans nos Etats. Ils espèrent que leurs choix dans les urnes soient comptabilisés et pris en compte dans l’élection de leurs dirigeants. Ils veulent des dirigeants qui leur rendent compte de la gestion qu’ils font de leurs pays » a-t-il précisé.

Dès maintenant , la CEDEAO a une obligation morale et politique de faire espérer les habitants de ses pays membres en commençant par la suppression pure et simple des frais rançoniers qui sont imposés aux passagers.  Elle peut veiller à l’application stricte des facteurs qui favorisent et concourent à la libre circulation des personnes et de leurs biens. C’est par ce biais que les peuples pourraient croire à l’avenir de l’organisation et participer activement à son épanouissement comme une institution sous régionale digne et respectable en Afrique.

 

 

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