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Anopheles stephensi, une nouvelle espèce de moustique qui menace les Africains

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Les moustiques Anopheles gambiae, déjà dominants sur le continent, sont à l’origine des milliers de décès dus au paludisme. Une autre espèce, Anopheles stephensi, venue d’Asie et d’Iran se propage de manière spectaculaire dans plusieurs pays du continent. Résistante aux insecticides courants, cette espèce invasive de moustique vecteur du paludisme représente une menace potentielle sur des dizaines de millions d’Africains, alertent des chercheurs.

Présent dans la ville de Djibouti depuis quelques années, l’Anopheles stephensi s’étend davantage en Afrique, représentant une réelle menace pour plus de 126 millions de personnes vivant en zone urbaine, selon une étude publiée le 14 septembre dans la revue scientifique PNAS. Contrairement aux autres vecteurs principaux du paludisme notamment l’espèce Anopheles gambiae, qui préfèrent les zones rurales et péri-urbaines, Anopheles stephensi a la « capacité de survivre et proliférer dans les zones urbaines » selon une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Vecteur extrêmement compétent de Plasmodium falciparum et P. vivax Anopheles stephensi, l’Anopheles stephensi se reproduit généralement dans des conteneurs ou des citernes avec de l’eau propre, et peut très rapidement s’adapter à l’environnement local. Il survit même aux très fortes températures pendant la saison sèche. Le moustique Anopheles stephensi pique au crépuscule, le plus souvent à l’extérieur, alors que l’Anopheles gambiae sévit au milieu de la nuit, généralement à l’intérieur.

Pour Sarah Zohdy du Centre américain de contrôle des maladies, Experte en écologie des maladies, la menace est d’autant plus grande puisqu’« on passe d’une maladie saisonnière à une maladie qui peut persister toute l’année », ce qui représente « une menace majeure » pour les progrès contre le paludisme. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la propagation de cette nouvelle espèce de moustique est une menace potentielle majeure pour la lutte contre le paludisme et son élimination en Afrique et en Asie du Sud alors que plus de 400 000 personnes y succombent chaque année sur le continent.




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