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FIFA : Platini et Blatter jugés en Suisse pour « escroquerie »

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Michel Platini et l’ex-président de la Fifa Sepp Blatter comparaissent en Suisse depuis mercredi 8 juin pour « escroquerie ». Au centre de l’affaire : un paiement suspect qui a brisé leur carrière depuis 2015.

Après donc six ans d’une enquête hantée par les soupçons de complot, le procès de Michel Platini et de l’ex-président de la Fifa Sepp Blatter s’est ouvert mercredi 8 juin en Suisse, pour « escroquerie », « gestion déloyale », « abus de confiance » et « faux dans les titres ».

Partie civile, la Fifa entend se voir restituer le salaire et les charges sociales payés en 2011, « pour que l’argent détourné par les accusés à des fins personnelles soit restitué au seul et unique but auquel il était destiné : le football« , indiquait avant l’audience Me Hohl-Chirazi, avocate de l’instance.

Défense et parquet s’accordent sur un point : Platini a bien conseillé Sepp Blatter entre 1998 et 2002, lors du premier mandat de ce dernier à la tête de la Fifa, et les deux hommes ont signé en 1999 un contrat convenant d’une rémunération annuelle de 300 000 francs suisses, intégralement payée par la Fifa.

Mais en janvier 2011, « plus de huit ans après la fin de son activité de conseiller« , l’ex-capitaine des Bleus « a fait valoir une créance de 2 millions de francs suisses », acquittée par l’instance du football « avec le concours » de Sepp Blatter, relève le parquet.

Pour l’accusation, il s’agit d’un paiement injustifié, obtenu en induisant « astucieusement en erreur » les contrôles internes de la Fifa par des affirmations mensongères des deux dirigeants, soit le critère clé de l’escroquerie.

Partie civile, la Fifa entend se voir restituer le salaire et les charges sociales payés en 2011, « pour que l’argent détourné par les accusés à des fins personnelles soit restitué au seul et unique but auquel il était destiné : le football », indiquait avant l’audience Me Hohl-Chirazi, avocate de l’instance.




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