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Accidents de circulation au Sénégal : ces mesures gouvernementales qui passent mal

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Le gouvernement sénégalais vient d’annoncer une vingtaine de mesures après deux tragiques accidents de circulation survenus en l’espace d’une semaine et qui ont causé des dizaines de morts et de blessés. Des syndicats de conducteurs et de transporteurs trouvent que ces mesures ne prennent pas en compte les réalités économiques et les modes de vie dans le pays. Une grève illimitée est annoncée à partir de ce mardi.

Voici quelques-unes de ces mesures :

  • un arrêté interministériel portant interdiction de circuler pour les véhicules de transport public de voyageurs sur les routes interurbaines entre 23 heures et 5 heures
  • un arrêté portant limitation de la durée d’exploitation à 10 ans pour les véhicules de transport de personnes à 15 ans pour les véhicules de transport de marchandises
  • un projet de texte interdisant l’importation des pneus usagés (pneus d’occasion)
  • un arrêté interdisant toute transformation de véhicules destinés au transport de marchandises en véhicules de transport de passagers
  • un arrêté portant interdiction de toute transformation des véhicules visant à augmenter les places assises pour les passagers ou à créer des porte-bagages supplémentaires
  • un arrêté interdisant la pose et l’usage des porte-bagages, et prescrivant le démantèlement de ceux déjà fixés sur les véhicules de transports de personnes
  • révision de l’âge minimum pour obtenir le permis de conduire les véhicules de transport urbain et interurbain de personnes à 25 ans et à 23 ans pour les véhicules de transport interurbain de marchandises
  • une plus grande implication des services de la santé dans l’appréciation des aptitudes physiques à conduire pour la délivrance et le renouvellement des permis de conduire
  • un acte réglementaire rendant obligatoire le port du casque pour tout conducteur et passager des véhicules à 2 roues
  • renforcer le dispositif de secours et d’assistance médicale pour la prise en charge des victimes d’accidents de la route

Ces décisions prises sur instruction du chef de l’Etat en conseil interministériel ont été édictées pour renforcer la sécurité routière dans le pays et une réduction drastique des accidents de la circulation au Sénégal.

Officiellement, au moins 700 personnes perdent la vie chaque année sur les routes au Sénégal. Selon le gouvernement, au-delà du coût humain inestimable, c’est un manque économique d’environ 2 % du PIB.

Ce n’est pas la première fois que les autorités sénégalaises prennent des décisions et sont critiquées par rapport à leur gestion de cette épineuse question de l’insécurité routière. Entre la mise en place de ces mesures et leur respect, il existe un grand déphasage. Le Premier ministre Amadou Bâ a précisé que ces nouvelles mesures « ne doivent faire l’objet ni de report ni de compromis. Nous serons sans concessions avec ceux qui contreviennent aux règles édictées pour garantir l’intégrité physique de nos concitoyens ».




One comment

  1. Qu’ils soient gazé jusque dans leurs dortoirs. Est-ce qu’ils pensent que ce qu’ils racontent peut ramener quelqu’un en vie? S’ils grèvent, ils n’ont qu’à rester dans leur maison mais s’ils sur la voie que les gaz lacrymogènes pleuvent sur eux.

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