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Comment l’Afrique cherche à sortir de la dépendance des importations pétrolières ?

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Afin d’assurer leur indépendance en produits pétroliers, plusieurs pays d’Afrique centrale sont en train de mettre sur pied leur propre raffinerie.

Plusieurs pays d’Afrique sont des pays producteurs de pétrole, mais la région dépend encore totalement des importations de pétrole à cause du manque de raffineries.  Pour inverser la tendance, les pays d’Afrique se sont engagés dans  la construction, la rénovation et  l’extension des raffineries. Au Cameroun, près de deux ans après le gigantesque incendie qui a consumé une partie des installations de la Société nationale de raffinage (SONARA) le 31 mai 2019 à Limbé, dans le Sud-ouest du pays, le Cameroun a décidé de réinjecté 250 milliards pour les travaux  de réhabilitation de l’entreprise. « Une étude sommaire nous a déjà édifiés sur les différentes options de réhabilitation de cette structure. Par ailleurs, les premières évaluations du coût des travaux les situeraient autour de 250 milliards de FCFA et plusieurs entreprises ont déjà manifesté leur intérêt à conduire ces travaux. », avait  déclaré le Ministre camerounais  de l’Eau et de l’Energie Gaston Eloundou Essomba.

Chez les pays voisins de  la RDC et la Guinée équatoriale ont dédié d’unir leurs forces pour surmonter les pénuries de carburant et approvisionner leurs voisins. En marge de la conférence «Angola Oil and Gas 2022», qui s’est tenue du 29 novembre au 1er décembre 2022 en Angola, les deux pays ont signé un mémorandum d’entente couvrant toute la chaîne de valeur du secteur pétrolier. L’un des points saillants de cet accord est la construction d’une raffinerie de pétrole et d’unités de stockage de produits raffinés en RDC. Selon les représentants des deux pays, cette raffinerie, qui sera détenue conjointement par les deux pays, vise à répondre, à terme, à la demande en produits raffinés des pays d’Afrique centrale.

Outre cette raffinerie commune, la Guinée équatoriale va aussi construire sa première raffinerie dont les travaux sont annoncés pour début 2023. D’un coût de 450 millions de dollars, celle-ci sera dotée d’une capacité de raffinage de 20.000 barils par jour.

Au Nigeria, la raffinerie de l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, qui était à l’arrêt sera rénovée et d’autres raffineries sont en construction dans le pays.

En juillet dernier, l’Angola, deuxième pays producteur de pétrole de l’Afrique, a inauguré une raffinerie, qui porte sa production de carburants à 1,58 million de litres par jour, permettant de réduire de 15% les importations annuelles de produits raffinés. Avant la mise en marche de cette nouvelle raffinerie, l’Angola n’assurait qu’environ 20% de ses besoins en carburants.

Ces initiatives arrivent dans un contexte où l’Afrique a retenu les leçons de la guerre russo-ukrainienne qui a provoqué les perturbations dans le circuit de distribution des produits comme le pétrole, provoquant ainsi  des penuries dans presque tout le continent.

Essama Aloubou




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