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COP27 : les présidents africains exigent les financements promis par les pays riches

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« Il faut agir à Charm-el-Cheikh pour faire l’histoire et non la subir », a martelé le président sénégalais Macky Sall et président en exercice de l’Union africaine, premier dirigeant africain à intervenir à la tribune de la COP27 ce lundi 7 novembre. A sa suite, le président gabonais Ali Bongo Ondimba rappelle aux pays riches d’honorer leur engagement à verser les financements promis au nom de la dette climatique.

« Je rappelle qu’avec la forêt du bassin du Congo, notre continent abrite un quart de ce qui reste encore de forêt tropicale, offrant à la planète un de ces rares poumons verts », a précisé le président sénégalais dans son discours. Et, au président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, d’indiquer que le bassin du Congo concentre plus de 30 milliards de tonnes de CO2 d’où la nécessité d’entretenir et d’augmenter le couvert forestier du pays et du continent tout entier.

« Depuis quarante ans, l’ensemble de notre population est ainsi invité à planter un arbre dans le cadre de la Journée nationale de l’arbre, célébrée dans notre pays, le 6 novembre de chaque année. Ce type d’action volontariste, jointe à un Code forestier rigoureux, nous a permis de maintenir l’un des taux de déforestation le plus faible au monde », a-t-il ajouté.

« La République gabonaise, comme les autres pays en développement, devrait pouvoir recevoir plusieurs centaines de millions de dollars par an pour financer notre adaptation aux changements climatiques, notre juste transition énergétique et économique et pour récompenser nos efforts de séquestration nette de carbone », a rappelé pour sa part le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, en regrettant le retard des pays riches à verser les financements promis.

Entre sécheresse, famine menaçant les populations, perte de la faune sauvage et autres dommages liés au climat, le président kényan William Ruto souligne que le changement climatique menace directement la vie, la santé et l’avenir des Kenyans. Porte-parole du groupe Afrique à la COP27, il précise que l’Afrique offre des solutions au changement climatique, grâce à ses ressources naturelles et au déploiement très volontariste des énergies vertes.

Le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadera a quant à lui accusé directement les pays riches, grands pollueurs, qui « sont les principaux auteurs de cette mise en danger de l’humanité. L’Afrique […] ne doit pas continuer à payer pour des crimes qu’elle n’a pas commis […]. Les pays riches doivent aider les pays pauvres à appliquer leur plan d’action nationale de réduction à caractère volontaire. »

Une centaine de chefs d’État et de gouvernement sont présents à Charm-el-Cheikh pour penser et relancer les actions en vue de sauver la planète des conséquences du réchauffement climatique. Pays organisateur, l’Egypte abrite cette conférence internationale de l’Organisation des Nations unies du 6 au 18 novembre 2022.




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