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Soudan : L’ONU exige la fin du siège au Darfour

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté jeudi 13 juin 2024 une résolution exigeant la fin du siège d’El Fasher, capitale de la région occidentale du Darfour au Soudan, par les forces paramilitaires soudanaises. La résolution, parrainée par le Royaume-Uni et approuvée par 14 voix avec une abstention de la Russie, appelle également à une cessation immédiate des hostilités entre la Force paramilitaire de soutien rapide (RSF) et l’armée soudanaise et met ainsi fin à une guerre de plus d’un an.

Plus d’un million de personnes sont piégées à El Fasher, où des violences à motivation ethnique ont été rapportées. L’ambassadrice britannique à l’ONU, Barbara Woodward a souligné la nécessité d’une action immédiate pour éviter une catastrophe humanitaire pour les 1,5 million de personnes abritées dans la ville.

Le conflit au Soudan a éclaté en avril 2023, lorsque des tensions entre dirigeants militaires et paramilitaires ont dégénéré. Selon l’ONU, plus de 14 000 personnes ont été tuées et 33 000 blessées. Le Darfour, déjà marqué par des génocides et crimes de guerre commis par les milices Janjaweed il y a vingt ans, revit des horreurs similaires. Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a indiqué qu’il pourrait y avoir des crimes de guerre en cours.

La résolution de l’ONU demande aux RSF et aux forces gouvernementales de protéger les civils et de permettre leur déplacement vers des zones sûres. Elle appelle également à la cessation des ingérences étrangères qui exacerbent le conflit et rappelle que les pays fournissant des armes violent l’embargo de l’ONU et s’exposent ainsi à des sanctions.

Le général Abdel Fattah Burhan, chef militaire soudanais, est soutenu par l’Égypte, tandis que le leader des RSF, Mohammed Hamdan Dagalo, reçoit l’appui du groupe de mercenaires russes Wagner. Les RSF bénéficient également de soutiens à travers des lignes d’approvisionnement militaires via le Tchad, la Libye et le Soudan du Sud.

La chef politique de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a dénoncé le rôle des armes étrangères dans le conflit, qualifiant cela d’illégal et immoral, et a appelé à la fin de ces pratiques.




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