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Angola : adoption d’une nouvelle proposition de loi anti-corruption

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L’Angola vient d’adopter une nouvelle proposition de loi de lutte contre la corruption. L’adoption de cette loi s’inscrit dans le cadre du redressement économique du pays. Les nouvelles autorités du pays prennent depuis plusieurs mois une série de décisions qui doivent mettre fin à la corruption.

Depuis l’élection de Joâo Lourenço, l’Angola s’est fixé comme objectif de devenir un exemple en la matière. Selon le secrétaire d’Etat aux Relations Extérieures, Teté Antonio, c’est la raison pour laquelle l’Angola a adhéré à la convention de l’Union Africaine sur la corruption.
« La lutte contre la corruption est le thème le plus abordé actuellement en Angola », rassure Teté Antonio.

L’Etat angolais veut faire de la bonne gouvernance économique et financière l’une des priorités dans son agenda. Depuis plusieurs années, les rapports de la Banque mondiale ainsi que d’autres institutions financières ont toujours critiqué une absence d’amélioration dans la gestion des finances publiques du pays. L’ONG Transparency international a de son côté souvent dénoncé la non-maitrise de la corruption qui désavantage le pays.
Réaliser le miracle économique

Il faut préciser que l’Etat compte aussi sur une loi de rapatriement des capitaux déposés illégalement à l’extérieur. Le président Joâo Lourenço a indiqué que tout sera fait pour obtenir ces capitaux. Les Angolais qui détiennent illégalement de l’argent à l’étranger sont priés de les rapatrier. Ces personnes encourent des poursuites judiciaires. Six mois sont accordés à cet effet par l’Etat. L’Etat entend réagir après ce délai.

C’est sous la gouvernance de l’ancien président Eduardo dos Santos que le népotisme et la corruption ont prospéré. Durant la dernière campagne présidentielle, le président Joâo Lourenço avait donc promis relancer l’économie du pays à travers « des actions fortes ». Conséquence, il a par exemple limogé Isabel dos Santos, la fille de l’ancien président, qui dirigeait jusqu’en novembre 2017 la compagnie pétrolière nationale. Son frère José Filomeno a aussi été démis de ses fonctions à la présidence du fonds souverain du pays. Avec l’adoption des lois anti-corruption, le nouvel homme fort de Luanda veut réaliser le « miracle économique » et attirer plusieurs investisseurs.

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