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Cameroun : l’Etat durcit le ton après le meurtre d’un garde forestier

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Dans un communiqué qu’il vient de publier, le ministre camerounais des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo, a réitéré la détermination du gouvernement à mettre fin à l’exploitation illégale du bois.

Le nommé Enyang Julius Ayuk, chef de poste de contrôle forestier et de chasse de Maroua III, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, a perdu la vie il y a quelques semaines, suite  à « une altercation avec une bande d’exploitants illégaux de bois, munis d’armes blanches et de fusils de chasse », a indiqué le ministre camerounais des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo, dans un communiqué. Dans le même communiqué, Jules Doret Ndongo a réaffirmé  « l’engagement et la détermination inébranlables du gouvernement à poursuivre la lutte contre toutes formes d’exploitation illégale des ressources forestières et fauniques sur l’ensemble du territoire national ».

Touché par balle, le technicien principal des eaux et forêts a été admis en urgence à l’hôpital régional de Maroua, région de l’Extreme-Nord. Quelques temps après il a succombé aux « blessures graves » qu’il a reçues.

Le ministre Jules Doret Ndongo a aussitôt instruit les services compétents « d’engager la traque des auteurs de ce crime jusqu’à leur traduction devant les instances judiciaires ».

L’exploitation illégale de bois au Cameroun reste un réel problème pour l’Etat. En septembre 2020, 20 sociétés forestières ont été suspendues pour « complicité dans l’exploitation forestière illégale » dans le cadre de cette lutte. Il leur était reproché « leur caractère illégal, des activités de blanchiment et d’empotage illicite du bois d’origine frauduleuse ». Un an après, 21 Nigérians ont été arrêtés pour exploitation forestière illégale dans la localité de Donga-Mantung, dans la région en crise du Nord-Ouest.

Chaque année, le Cameroun perd environ 33 milliards de FCFA à cause de l’exploitation illégale de bois. Un commerce qui  profite aux groupes terroristes tels que Boko Haram et à des mouvements séparatistes au Cameroun et au Nigeria voisin, apprend-on.

Essama Aloubou




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