« La première expérience se*uelle des Africaines est le viol », ces propos de Cherie Blair qui fâchent !

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Alors qu’elle tenait une conférence sur les femmes et le leadership à la Cardinal Vaughan Memorial School de Londres, conférence à laquelle ont assisté une centaine d’élèves et des enseignants, Cherie Blair, l’épouse de l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, a déclaré que « la première expérience sexuelle de la plupart des africaines est le viol ».

Si les autorités de l’école ont exprimé leur satisfaction après le discours de Cherie Blair, on ne peut affirmer que c’est le cas pour un membre du public, qui s’est montré très surpris par les commentaires de l’avocate.

A l’en croire, ces propos sont susceptibles de renforcer les stéréotypes racistes. Cette dernière accuse Cherie Blair d’avoir fait des affirmations non fondées et d’avoir « usurpé » la voix des femmes africaines.

« Les commentaires de Cherie Blair sont très malheureux, elle a largement généralisé la question du viol. Une telle généralisation devant des jeunes filles qui la tenaient en haute estime peut renforcer les stéréotypes. Il serait plus sage pour son organisation de faire venir des femmes d’Afrique pour qu’elles parlent d’elles-mêmes, partagent leurs expériences vécues et soient habilitées à inspirer et à partager leurs expériences et histoires. Il y a des Africaines qui s’expriment clairement et nous ne pouvons pas laisser Mme Blair parler pour nous et raconter notre histoire. Elle peut cependant donner l’occasion aux africaines pour qu’elles puissent raconter leur propre histoire et chanter notre chanson », a regretté une organisation d’automatisation des femmes.

Mme Blair a répondu à ces critiques, affirmant que ses commentaire répondaient à une question.

« Les filles africaines qui « abandonnent les études pour diverses raisons (…) Dans ce contexte, j’ai dit que pour la grande majorité des jeunes filles âgées de 12, 13 ou 14 ans, leur première expérience sexuelle est le viol », a tenté de se défendre Mme Blair avant de partager les résultats d’une étude réalisée en 2002 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le but de soutenir son affirmation.

« Je n’avais pas l’intention d’offenser qui que ce soit avec mes commentaires, et j’apprécierais des statistiques plus récentes qui montrent que ces conclusions sont dépassées. Mais la triste réalité, c’est que trop de jeunes filles africaines sont toujours victimes d’agressions sexuelles et tombent enceintes. Par conséquent, elles sont obligées d’abandonner les études. Je crois qu’il est important de faire la lumière sur ce point, car le rôle de l’éducation est crucial pour autonomiser les filles et l’importance d’investir dans les jeunes ne saurait être surestimée ».