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Le laboratoire national vétérinaire invente le premier antiparasitaire Made in Cameroon

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L’élevage des bovins est très difficile, voire impossible dans les zones équatoriales du Cameroun, à cause de « la trypanosomose » (maladie du bétail) qui constitue la première cause de mortalité chez les bovins au Cameroun et dans plusieurs régions d’Afrique subsaharienne ». Pour faire face à cette maladie, le Laboratoire national vétérinaire (Lanavet) vient de mettre sur le marché un antiparasitaire.

Baptisé  « Lanavezene Plus », le nouveau produit guérit les parasitoses mortelles chez les bovins, ovins ou caprins, chameaux, et chiens. Selon le Dr. Abel Wade, le Directeur général du Lanavet, « c’est en partenariat avec Alvira, un laboratoire de référence mondiale que le Lanavet a pu parvenir à cette prouesse de santé animale. Cette association nous a permis de garantir une qualité optimale de ces produits Made in Cameroon que nous mettons sur le marché. Après analyse en laboratoire de ces produits importés en 2021, nous nous sommes rendu compte que certains ne contenaient même pas de principe actif. Si oui, en faible dosage. D’où la résistance constatée sur le terrain et le nombre croissant d’animaux morts de cette maladie. Pour donner un excellent résultat thérapeutique, nous avons ajouté de la vitamine B12 à notre produit, afin de corriger l’anémie causée par ce parasite sanguin », a expliqué le Dr. Abel Wade.

Selon les responsables du Lanavet, le nouveau produit va couvrir entre 30 à 40% des besoins nationaux. « Il nous faut acquérir certains équipements de pointe pour couvrir la demande totale dans la sous-région », indique le Directeur général du Lanavet.

Le nouvel antiparasitaire est fabriqué en solution injectable en poudre d’un volume  pondéral de 23,6 grammes, et adaptée contre la trypanozomose animale. Cette maladie, d’après les vétérinaires, est une pathologie non zoonotique certes, mais en première liste des problèmes de santé animale chez les bovins et d’autres espèces du fait du taux de mortalité très élevé, et l’impact économique pour le traitement et le contrôle, faute de vaccin. 

Essama Aloubou




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