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Bénin : Patrice Talon commue la peine de mort en réclusion à perpétuité

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La peine de mort est désormais abolie au Bénin. Le président Patrice Talon a pris ce 21 février en Conseil des ministres un décret qui met fin à la peine capitale dans le pays. Le chef de l’Etat a ainsi commué toutes les peines de mort prononcées par les juridictions nationales en peine de réclusion criminelle à perpétuité.

« Le garde des sceaux, Ministre de la justice et de la législation a rendu compte au conseil, de la décision prise par le Président de la République, par décret présidentiel, et en vertu des prérogatives que lui confère l’article 60 de la Constitution, de commuer les peines de mort prononcées par les juridictions nationales en peine de réclusion criminelle à perpétuité », peut-on lire dans le communiqué rendu publique par le gouvernement béninois. A la suite de certains défenseurs de droits de l’homme n’ont pas caché leur satisfaction. « Il fallait que cela arrive. C’est une avancée pour notre pays », confie l’un d’entre eux.

Le décret présidentiel a permis l’allégement de la peine d’une dizaine de détenus. 14 condamnés à mort ont vu ainsi leur peine commuée en réclusion à perpétuité. Le décret présidentiel a donc mis fin aux effets de l’article 381 alinéa 1er du code pénal qui prononce les modalités de la peine de mort. « Cette décision est la conséquence de la position de notre pays en faveur de l’abolition de la peine de mort », a déclaré Joseph Djogbenou, ministre de la Justice.

Plaidoyers des organisations de défense de droits de l’homme

En 2011, le Bénin avait ratifié le deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politique. Mais cette ratification n’était pas suivie d’une décision au plan national. Le Bénin avait conservé la peine de mort dans ses textes législatifs. Selon les autorités judiciaires, il s’agissait d’éviter que « les malfaiteurs et les criminels n’aient plus aucune crainte d’être exécuté après leur forfait ». Plusieurs personnes avaient été condamnées à la peine capitale depuis 1987 mais n’ont jamais été exécuté.

Des organisations de défense des droits de l’homme ont plaidé depuis plusieurs années pour la prise d’une telle décision. Amnesty International et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) ont multiplié des rencontres avec les autorités afin de leur faire comprendre la nécessité d’abolir la peine de mort. « C’est pour toutes ces raisons et pour tenir les engagements du Bénin au plan international que le président de la République a pris cette décision majeure de la promotion des droits humains », justifie Joseph Djogbenou.




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