Eric Hounzandji: l’art de fabriquer le sac à base de natte plastique

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Eric Hounzandji s’est trouvé une vraie source de revenue avec sa passion, l’art. Un travail artistique qui consiste à la fabrication de sacs à base de natte plastique. Ses produits, ce jeune artisan togolais les surnomme « SANAC », c’est-à-dire, sacs fait à base de natte.

C’est depuis les bancs qu’Eric a commencé par se donner à ce travail avant de décrocher son baccalauréat deuxième partie (BAC2). Âgé d’une vingtaine d’année, Eric se donne à cet art avec abnégation et enthousiasme. Un engagement dans ses activités quotidiennes qui donnent de bons résultats car il arrive à joindre les deux bouts.

De ses propres aveux, son entrée dans ce monde d’artisanat a été vraiment singulière.

« L’idée de faire cette activité ne m’était pas venue à l’esprit comme une révélation. En fait, c’était un jeune homme attiré par mon comportement qui m’a proposée de m’enseigner la fabrication du SANAC. Il m’a initié à ce métier bien avant que je décroche le BAC 2 », a-t-il déclaré.

Si dans la capitale il n’est pas le seul jeune à évoluer dans le domaine, Eric a sa particularité qui pousse la clientèle à lui faire le plus souvent confiance. Ses paires sont d’une singularité reconnue et sa créativité n’a visiblement pas de limite. Le secret du jeune artisan, la visualisation. Pour fabriquer les sacs, « je visualise souvent des modèles »

« En réalité, la forme standard des sacs que nous fabriquons est soit rectangle, soit ronde. Généralement, ce sont des sacs destinés à faire des courses au marché ou au supermarché. Mais moi, j’essaie de fabriquer à partir d’autres modèles, des sacs adaptés à une sortie, comme les sacs de sortie des femmes. Je l’embellie des tissus de couleur et j’y griffe des dessins ou des logos de marques bien reconnues, pour valoriser son esthétique », a-t-il expliqué.

Cela fait 5 ans qu’il se dévoue à ce travail artistique. Ses commandes viennent de la capitale Lomé mais également des clients venus du Burkina Faso, du Bénin, du Ghana et même de la France.

Pour fabriquer son sac, à part les nattes en plastique qu’il achète. S’il utilise actuellement des instruments rudimentaires, Eric ne se décourage pas. Il espère tendre vers la modernisation dans son activité et devenir un acteur déterminant de la promotion de l’artisanat au Togo.

« Un jour par la grâce de Dieu, j’aurai une marque propre à moi et je ferai de ce métier une vitrine pour la promotion de l’artisanat dans ce pays », a-t-il conclu.