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Fast-food: les Togolais de plus en plus obèses !

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Le taux d’obésité adulte grimpe en Afrique sub-saharienne à une vitesse de croisière que partout ailleurs dans le monde, rapporte le quotidien américain, le New York Times. Même si le contient africain est souvent confronté à un problème de sous-alimentation, il s’avère paradoxal qu’une vague de surpoids est bel et bien en train de gagner une à une les villes d’Afrique de l’Ouest. 

Dans une étude titrée « Distinguer la sécurité alimentaire urbaine et rurale en Afrique de l’Ouest », la chercheuse de l’université d’Amsterdam, Cornelia van Wesenbeeck révèle qu’un Togolais citadin sur trois est en surpoids. Autrement dit, le tiers de la population togolaise urbaine est obèse.

Publiée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) de l’OCDE, l’étude rapporte également que la moitié des Ghanéens urbains seraient désormais « gros ».

A souligner tout de même que les données divergent d’un pays à un autre et ce ne sont pas tous les pays qui sont frappés par ce phénomène, puisqu’au Tchad comme au Burkina, souligne l’étude, l’obésité ne touche pas plus de 1 % de la population des villes et reste cantonnée à 7 ou 8 % dans les campagnes.

Les mesures de Cornelia van Wesenbeeck, montrent que plus globalement, un tiers des urbains d’Afrique de l’Ouest sont touchés par une épidémie d’embonpoint qui va de pair avec une augmentation du pouvoir d’achat.

La multiplication des « fast-food » gravent également le problème d’obésité au Togo. Hamburger, chawama, pizza…, des aliments transformés à haute teneur en sucre et à haute densité énergétique, très prisés par les jeunes depuis bien d’années à Lomé au détriment des mets traditionnels.

Ce bouleversement des habitudes alimentaires de la population togolaise n’est pas uniquement l’apanage des plus jeunes. En effet, les employés de bureau, mais aussi ceux qui ne pratiquent pas beaucoup d’activités physiques ou sportives, les fumeurs et les gros buveurs sont touchés par ce mal.

« Au Togo, on mange beaucoup et on mange mal », ironise un nutritionniste. Plus de viande, plus de sucre, plus d’aliments gras et salé…ceci entraine inéluctablement une augmentation des risques de diabète, d’hypertension artérielle et un risque accru de crises cardiaques, d’insuffisance rénale et des accidents vasculaires cérébraux (AVC). 

Cela devient de plus en plus préoccupant, souligne Nofi.fr, surtout lorsque l’on sait que les soins de santé en Afrique sont depuis longtemps focalisés sur des maladies transmissibles comme le paludisme et le VIH/sida qui font des ravages sur le continent.

Graphique extrait de « Maps & Facts », octobre 2018.  

 

 

 

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