Accueil / Country / Central Africa / Equatorial Guinea / Guinée équatoriale : un fils d’Obiang Nguema visé par une plainte pour « torture »

Guinée équatoriale : un fils d’Obiang Nguema visé par une plainte pour « torture »

Partagez ceci :

La plainte vise également Nicolás Obama Nchama, ministre de la Sécurité nationale, ainsi que le directeur général de la Sécurité présidentielle, Isaac Nguema Endo.

Carmelo Ovono Obiang, chef du service de renseignement extérieur et l’un des fils du chef de l’État équato-guinéen, ainsi que  Nicolás Obama Nchama, ministre de la Sécurité nationale et le directeur général de la Sécurité présidentielle, Isaac Nguema Endo sont visés par une enquête ouverte à Madrid. Les trois hommes sont soupçonnés d’ «enlèvement» et «torture» de deux opposants de nationalité espagnole à Malabo.

En effet, les trois hommes sont soupçonnés d’avoir fait kidnapper fin 2019 au Soudan du Sud quatre opposants qui arrivaient d’Espagne, dont deux citoyens espagnols d’origine équato-guinéenne, de les avoir rapatriés de force à Malabo et de les avoir fait torturer de manière répétée, affirme le journal madrilène qui a publié l’information.

Selon El País, qui cite des récits de «témoins protégés» et un rapport de la police espagnole, les quatre opposants  auraient été soumis à de cruelles séances de torture à Malabo auxquelles les trois hauts responsables de la sécurité visés par l’enquête madrilène «ont participé».

Le 15 novembre 2019, quatre opposants au régime Obiang, tous résidant en Espagne et dont deux détenteur de la nationalité de ce pays (Feliciano Efa Mangue et Julio Obama Mefuman), avaient été «portés disparus» quelques jours après leur arrivée au Soudan du Sud, «enlevés et transférés en Guinée équatoriale», s’alarmait le 8 janvier 2020 Amnesty international dans un communiqué. Les quatre étaient membres du Mouvement pour la libération de la Troisième République de Guinée équatoriale (MLGE3R), un mouvement politique d’opposition en exil en Espagne.

Efa Mangue et Obama Mefuman ont été condamnés en mars 2020 à Malabo à 90 et 60 ans de prison respectivement, pour avoir participé à une «tentative de coup d’État» contre le président Obiang en décembre 2017. Un an plus tôt, 112 accusés, dont ces quatre par contumace, avaient écopé de dizaines d’années de prison pour les mêmes faits. Selon El País, ils auraient été arrêtés à Juba par des militaires sud-soudanais et mis dans «l’avion présidentiel» à destination de la Guinée équatoriale, avec les deux autres membres du MLGE3R résidant légalement en Espagne, Bienvenido Ndong Ondo et Martín Obiang Ondo.




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »