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Investir dans la production locale pour sauver le monde de la faim

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Le deuxième objectif de développement durable (ODD 2) vise à éradiquer la faim et la malnutrition dans le monde d’ici 2030 en garantissant l’accès des populations à une alimentation suffisante. Pour y parvenir, il urge de mettre en place des systèmes alimentaires durables et inclusifs capables de nourrir les plus de 8 milliards de personnes que comptera la planète en 2030. Le développement de l’agriculture est l’une des réponses sûres à l’extrême pauvreté et à l’insécurité alimentaire ; les pouvoirs publics doivent davantage y investir.

« D’après les projections, près de 670 millions de personnes souffriront encore de la faim en 2030 (environ 8% de la population mondiale), soit la même proportion qu’en 2015, date à laquelle le Programme de développement durable à l’horizon 2030 a été lancé », lit-on dans le rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde co-produit par l’OMS, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’Unicef, la FAO et le FIDA.

Cette étude prouve que les défis en matière d’élimination de la faim et de la malnutrition sous toutes se formes ne cessent de grandir. La pandémie de Covid‑19 a mis à nu les faiblesses de nos systèmes agroalimentaires et les inégalités de nos sociétés, accentuant la faim et l’insécurité alimentaire grave dans le monde. Les quelques progrès réalisés à l’échelle mondiale ont été saboté par la guerre en Ukraine qui a bouleversé les chaînes d’approvisionnement avec de graves répercussions sur les prix des céréales, des engrais et de l’énergie entrainant la hausse des prix des produits alimentaires dans les pays à faible revenu.

Dans ce contexte difficile et incertain, ces organisations invitent les pouvoirs publics à revoir la façon dont ils allouent leur budget actuel et à penser la réorientation de ces fonds en vue d’optimiser l’efficacité et l’efficience en matière de réduction du coût des aliments nutritifs en vue d’assurer une alimentation saine aux populations.

Soutenir l’agriculture pour combattre la faim

Huit personnes sur dix (soit 80%) au sein des populations pauvres dans le monde vivent de l’agriculture. Les femmes produisent la majeure partie de la nourriture dans les pays en développement alors qu’elles sont les plus affectées par la faim. Les petites exploitations agricoles fournissent jusqu’à 80 % de la nourriture mondiale dans les pays en développement. Ce secteur est un puissant levier à ne pas négliger dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire.

Il reste encore moins de huit années pour augmenter la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes ; assurer un accès équitable aux terres, aux autres ressources productives et intrants, aux outils agricoles parformants.

Aujourd’hui, les systèmes alimentaires mettent en danger la santé des populations en favorisant la pollution et le gaspillage. Un tiers de la nourriture produite dans le monde est perdue ou gaspillée. Combattre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle passe également par la lutte contre ce phénomène et la réduction des pressions qui s’exercent sur l’environnement.




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