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Kenya: pourquoi les familles boudent les écoles publiques gratuites ?

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Le nombre d’écoles privées à bas coût dans les pays à revenu faible a explosé ces dernières années. Ces écoles fixent des frais qui sont abordables pour le segment le plus pauvre de la population. Et ce, même si dans de nombreux pays, ces écoles sont critiquées pour ne pas avoir respecté les normes minimales fixées par le gouvernement en matière d’installations, d’infrastructures et de matériels d’apprentissage.

Le Kenya ne fait pas exception. En effet, plus de la moitié des élèves des écoles primaires de Nairobi fréquentent des écoles privées. Ceci, malgré le fait qu’il y a 15 ans, le gouvernement a mis en place un programme d’enseignement primaire gratuit.

Si, pour cela il y a un problème de places disponibles dans les écoles publiques qui est doigté, Stephanie Simmons Zuilkowski, Professeure à l’Université de Floride qui a abordé la question, révèle d’autres raisons.

Selon l’enseignante, « la raison principale est que les parents pensent que les écoles privées offrent une éducation de meilleure qualité que les écoles publiques. ». En outre, d’autres raisons contribuaient à la perception de la supériorité et au fait que les parents plus jeunes étaient plus susceptibles d’avoir des enfants dans les écoles privées que les parents plus âgés.

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont interrogé plus de 1 000 parents et directeurs dans 93 écoles publiques et privées de Nairobi. Des questions sur leurs décisions scolaires et sur les mots qu’ils utiliseraient pour décrire les écoles privées à faible coût et les écoles publiques leur avaient été posées.

« Les écoles privées à faible coût ont été décrites comme étant de haute qualité, avec des enseignants plus laborieux qui sont constamment présents dans la salle de classe. Les devoirs sont assignés régulièrement et les enseignants sont observés par les superviseurs » a remarqué l’équipe de Stephanie Simmons Zuilkowski.

Selon les résultats issus de cette étude, les écoles publiques sont quant à elles perçues comme corrompues, avec des enseignants paresseux qui étaient souvent absents.

Cependant, les participants au sondage étaient plus susceptibles de décrire les enseignants des écoles publiques comme étant bien formés, alors que les privés avaient beaucoup de matériel d’apprentissage à leur disposition. Pour huit parents sur dix dont les enfants étaient dans le privé, la qualité était un puissant facteur de motivation. A l’inverse, pour les parents des élèves dans les écoles publiques, la qualité était un facteur à 56%, les frais abordables et la proximité étant les principales raisons de leur choix.

Pour rappel, au Kenya, en moyenne, avoir un enfant dans une école privée à faible coût se situe à un investissement de 12% du revenu du principal des familles. Étant donné que les familles de l’étude avaient en moyenne trois enfants, cela représente une part importante des dépenses des ménages.

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