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Photo par Alex Haney, CC0

La naissance du phénomène esport en Afrique

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Depuis le début du 21ème siècle, on assiste à une vraie émergence de la pratique compétitive du jeu vidéo. Lancé véritablement dans les années 1990 avec les jeux de versus fighting comme Street Fighter II ou encore les FPS comme la série Counter-Strike, l’esport a mis près de 30 ans pour désormais avoir une vraie place dans nos sociétés. La plupart des personnes issues de la génération Y et Z en Occident sont des joueurs occasionnels de jeux vidéos, et par extension, sont de plus en plus nombreux à devenir pratiquants ou amateurs d’esport.

L’esport, ce n’est pas simplement un phénomène populaire et culturel, mais également l’arrivée de toute une économie. Pour preuve, on a vu une augmentation croissante des gains donnés (les fameux prize money) aux vainqueurs de tournois qui ont atteint des records historiques sur des jeux comme Dota 2 ou League of Legends. 

Mais quand on se penche d’un peu plus près sur l’esport, on voit souvent les mêmes régions occuper la plus grande part : Amérique du Nord, Asie et Europe. Quid de l’Afrique ? Réponses dans les prochaines lignes.

L’Afrique, longtemps le grand oublié de l’esport

Malgré sa relative jeunesse, l’esport est aujourd’hui grandement implanté dans certains territoires. Quelques pays comme les USA, la Chine, le Japon, la France, la Russie ou encore les nations nordiques se partagent la plupart des équipes et joueurs iconiques, mais aussi l’organisation des plus grands événements. 

Et quand on voit le poids économique que cela pèse en France, qui n’est même pas sur le podium des grandes nations de l’esport, on peut regretter l’absence de l’Afrique dans les débats. Mais le constat est simple : le manque de joueurs, et donc par effet boule de neige de consommateurs d’esport, amène à cet état de fait. L’absence d’Internet à très haut débit pendant des années sur une grande partie du territoire africain a par exemple énormément joué. Impossible d’avoir des aspirants pros dans des conditions où certains jeux gourmands laguent trop souvent.

Le nombre de joueurs ne cesse d’augmenter et atteint désormais les dizaines de millions

  L’essor de l’esport africain lié au gaming

Depuis quelques années, la situation est en train de changer dans de nombreux pays africains où la présence de consoles de salon se démocratise et où l’Internet à très haut débit se développe à vitesse grand V. C’est pour cela que les dernières études montrent un nombre de joueurs important et en perpétuelle croissance en Afrique et au Moyen-Orient. 

Ce succès populaire du gaming est un chemin préalable à l’esport. Les jeunes générations joueuses vont devenir petit à petit des consommateurs ou des talents de l’esport de demain. Et quand de nombreuses pépites africaines perceront à l’échelle mondiale sur des jeux comme Fortnite, League of Legends ou encore Counter-Strike Global Offensive, une bonne partie du chemin sera fait. 

En effet, rien n’est plus motivant et fédérateur que de voir un compatriote réussir face aux meilleurs mondiaux. Il ne faut jamais négliger l’aspect patriotique !  Si des pays comme la France, la Suède ou encore la Chine ont une telle communauté de fans c’est aussi, car très tôt, ils ont eux des champions charismatiques. Il n’y a qu’à voir le peu d’aura pendant des années de l’esport en Italie : sans véritable figure de proue, la botte n’a pas su fédérer que ce soit au travers d’équipes ou d’événements, et cela malgré des infrastructures et un environnement gaming (nombre de joueurs et internet de qualité) propice.

Les premières réussites esport en Afrique

De nombreux acteurs travaillent d’arrache-pied depuis des années pour faire de l’Afrique l’une des places fortes de l’esport. On pense par exemple à Abidjan où se tient depuis 2017 un festival électronique et du jeu vidéo. Plusieurs dizaines de milliers de fans du monde vidéoludique participent à cet événement qui oscille entre conférences, animations et tournois.

Le Maroc a également créé l’un des plus gros événements avec son Africa Game Show ou 16 pays du continent se sont affrontés sur différents jeux comme FIFA, PES, ou encore Rainbow Six Siege.

Niveau joueurs, certains profils commencent à émerger comme le Sud-Africain Aran Groesbeek qui fait une très belle carrière internationale sur CS:GO ou encore la jeune Kenyane Sylvia Gathoni qui enflamme les arènes de Tekken 7.




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