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Sida: le remède miracle d’un pasteur qui fait polémique

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En Ouganda, un pasteur américain distribue à environ 50 000 personnes une solution contenant l’eau de Javel pour les guérir du VIH/Sida, du cancer et le paludisme.

Selon le journal britannique The Guardian, rapporté par Africanews, l’initiative est de Robert Baldwin, un pasteur américain originaire du New Jersey.

Installé en Ouganda depuis quelques années, il s’est engagé à « guérir » les personnes souffrant de plusieurs maladies dont le VIH/Sida, le paludisme, ou encore le cancer.

Pour y parvenir, il promeut un « remède » qu’il annonce miraculeux, constitué essentiellement de dioxyde de chlore, utilisé dans la composition de l’eau de javel.

Jusqu‘à preuve du contraire, le dioxyde de chlore n’a aucun effet bénéfique sur la santé et peut être même extrêmement dangereux.

Dénommée « solution minérale miracle », la mixture a pourtant déjà été ingurgitée par plusieurs Ougandais, dont des nourrissons âgés de 14 mois à peine selon la notice suivante : 18 gouttes pour les adultes, 12 gouttes pour les enfants de 5 à 12 ans et 8 gouttes pour les enfants d’un à quatre ans. Et cela, grâce à une procédure bien huilée, renseigne notre source.

Le site avance que le pasteur américain a en effet « formé » environ 1 200 religieux en Ouganda à l’administration du « remède miracle » et chacun l’utilise à son tour pour « soigner » environ 50 fidèles, généralement après le culte du dimanche.

À titre d’incitation, le pasteur Baldwin propose des téléphones intelligents aux membres du clergé qui s’engagent tout particulièrement à « répandre la cure de javel » dans le cadre de son ministère qu’il a dénommé Global Healing.

Une église qui se présente comme « utilisant le pouvoir de Dieu tout-puissant… pour réduire considérablement les pertes en vies humaines » en Afrique.

Notre source informe que pour financer sa campagne, l’Américain s’appuie sur un financement participatif, notamment sur Facebook. Il reçoit par ailleurs l’aide d’un Britannique de 25 ans, Sam Little.

Installé dans l’ouest de l’Ouganda depuis 2015, ce dernier a également ouvert un centre d’accueil pour enfants abandonnés. Bien que convaincu des effets de la « cure de javel » qu’il aurait testé avec succès, le Britannique ne compte pas l’utiliser sur les enfants de son orphelinat.

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