Accueil / A la Une / Togo/André Kangni Afanou:  » le président Faure Gnassingbé devrait se retirer afin de devenir le père de la Démocratie »

Togo/André Kangni Afanou:  » le président Faure Gnassingbé devrait se retirer afin de devenir le père de la Démocratie »

Partagez ceci :

Trente-deux ans après, le Togo organise enfin les élections locales qui ont suscité beaucoup d’intérêt du côté de l’opposition, la société civile, des indépendants mais aussi et surtout du parti au pouvoir, UNIR. A en croire André Kangni Afanou, acteur de la société civile et défenseur des droits de l’homme, la diversité des candidatures prouve combien la population non seulement à soif et l’alternance et de la démocratie, mais aussi aspire à apporter du sien à la gouvernance politique.

Lisez plutôt l’intégralité de l’analyse !

POUR QUE LA DÉMOCRATIE PROGRESSE AU TOGO

Une diversité des candidats (acteurs politiques ou de la société civile, jeunes, adultes, hommes, femmes, journalistes, acteurs de la société civile, entrepreneurs, travailleurs du secteur public ou privés…) se présente aux élections municipales prévues pour le 30 juin au Togo. Et une analyse de cette panoplie de candidatures montre à quel point les Togolais ont soif d’apporter leurs contributions à la gouvernance de la cité.

Et on peut en tirer deux autres leçons:

 1- Si nos gouvernants avaient organisé ces élections, à la base, plus tôt, les citoyens auraient pu discerner, depuis longtemps, quel acteur politique ou non est (vraiment) capable de porter et d’implémenter un projet pour sa communauté et, partant, pour le pays.

2- Les hommes et les femmes capables de porter une ambition et de contribuer à développer leurs communautés, il y en a beaucoup dans le pays (et dans la diaspora). On en retrouve au sein de la société civile (ils sont candidats indépendants aujourd’hui), au sein de l’opposition et aussi au sein du parti au pouvoir UNIR.

Difficile de penser donc qu’après 15 ans passés au pouvoir, le Président Faure Essosimna Gnassigbé puisse continuer par incarner l’avenir du Togo après 2020. 

Raisonnablement, il a déjà fait son temps. Pour son bien, dans l’intérêt de son parti et de tout le pays, il devrait laisser une autre personne de UNIR compétir contre les autres candidats issues de l’opposition et/ou de la société civile en 2020. Ensuite, tout faire pour que les règles du jeu soient claire, transparentes et favoriser une réelle compétition. 

N’a t-il pas déclaré lui-même il y a quelques mois que, « pour que la démocratie projette en Afrique, il faut nécessairement limiter le mandat à deux ou à trois? ».

Si on y arrive, le Président Faure Essosimna serait alors légitiment considéré comme le père de la Démocratie togolaise, une démocratie qui aura vraiment progressé.




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »