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Togo : la circulation des armes légères et de petit calibre, désormais régulée

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Pour permettre au gouvernement togolais de lutter contre le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, le centre régional des nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) et le gouvernement du Japon dotent le pays de Faure Gnassingbé des équipements de marquage des armes légères et de petit calibre.

Ce projet d’assistance technique pour la sécurité physique et à la gestion de stock, le marquage et la destruction des armes et de petit calibre, et leurs munitions au Togo, exécuté par l’UNREC est financé par le gouvernement du Japon à hauteur d’un montant d’environ de 630000 dollars, soit environ 373 millions de FCFA.

Selon M. Kuramitsu Hideaki, ambassadeur du Japon, ce projet permettra d’accumuler des expériences dans la lutte contre la prolifération et la circulation illicites des armes légères et de petit calibre au Togo et de renforcer les actions entreprises par le gouvernement du Togo dans le domaine.

 « Je crois que désormais, les activités de sensibilisation et construction de dépôt de stockage vont continuer en vue de l’achèvement du projet vers la fin de cette année », a-t-il ajouté.

Dans le cadre de sa politique désarmement et de non-prolifération des armes, dans la sphère des armes conventionnelles comme les armes légères et de petit calibre qui représentent un défi urgent dans divers domaines, le japon voudrait jouer un rôle important dans la réalisation des objectifs du Togo comme mentionné dans son plan national de développement 2018-2022.

En effet, cette réception officielle de marquage, composés de deux (2) unités de commandes, de compresseurs et de deux (2) unités de marquage, constitue une phase décisive dans la conduite de ce projet.

« Qui est détenteur d’une arme et quel type d’armes détient-il ? Quel usage fait-il de cette arme ?», voilà les préoccupations du ministre de Sécurité et de la protection civile, le Général Yark Damehamne.  

Pour lui, toutes ces informations ou renseignements ne sont possibles que par le biais du marquage et du traçage de toutes les armes en circulation dans notre pays.

C’est pourquoi, à l’en croire, « le gouvernement, par lui-même et avec l’appui des partenaires de bonne volonté, prendra toutes les mesures appropriées afin que les armes détenues tant par les civils que par les forces de défense et de sécurité soient identifiées et marquées dans le cadre du présent projet ».

Faut-il le soulever, le marquage des armes et l’ensemble de ces mesures prises par le Togo visent à assurer un meilleur contrôle et une meilleure maitrise des flux d’armes sur l’ensemble du territoire.

Et le marquage des armes tel que prévu dans les instruments régionaux et internationaux sur les armes légères et de petit calibre, vise à faciliter l’immatriculation, l’identification, la création de base de données et le traçage de ces armes.

Il va sans dire que grâce au traçage, les autorités compétentes des Etats arrivent à détecter la fabrication et le trafic illicites des armes légères et de petit calibre à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières.

Rappelons qu’au Togo, il a été adopté en Conseil des ministres, 25 février 2017, une communication relative au projet d’appui au marquage, à la réhabilitation de magasins et à la destruction des armes, munitions et autres matériels connexes.




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