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Transport aérien: après la Côte d’Ivoire et le Sénégal, la Guinée lance sa compagnie aérienne

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Il y a un an de cela, la Guinée annonçait vouloir lancer sa propre compagnie aérienne. Pour réaliser son projet, l’Etat guinéen avait placé sur le coup, le groupe GBM et le français Regourd Aviation. Le premier vol de la compagnie était attendu pour cette année 2018.

Seulement, voilà. D’après les indiscrétions, la nouvelle était loin de ravir le togolais Gervais Kossi Djondo, le dirigeant de la compagnie panafricaine, Asky Airlines. Lui qui plaide pour un regroupement des transporteurs nationaux, devait composer avec un nouveau venu dans le ciel africain : Guinea Airlines. Du sable dans la soupe d’Asky donc.

Selon la presse guinéenne, alors que GBM et Regourd Aviation, les deux partenaires, s’étaient entendus sur les modalités de la mise en circulation de cette compagnie, Asky, par le biais de son PDG, va s’inviter dans le projet.

Un an plus tard, le gouvernement Guinéen et GBM décident de changer de partenaire. Exit Regourd Aviation, le choix est désormais porté sur des partenaires africains : Ethiopians Airlines et ASKY Airlines. Les trois partenaires signeront fin janvier dernier, à Addis-Abeba en Ethiopie, un partenariat stratégique portant sur la direction, l’équipement, la maintenance et la formation du personnel de la future compagnie.

Tewolde Gebremariam, PDG d’Ethiopian Airlines et Cheick Dem, PDG de Guinea Airlines se féliciteront de l’avancée des négociations. Le premier vol inaugural en destination d’une capitale de la sous-région est maintenu sur juin prochain avec une flotte composée de trois avions dont deux Dash-8 Q400 et un Boeing 737.

Guinée Airlines devrait à travers des vols domestiques desservir les capitales régionales de la Guinée et quelques capitales de la sous-région ouest-africaine comme Dakar, Banjul, Abidjan, Monrovia, Freetown, Bamako. Le démarrage des vols domestiques est conditionné dans l’accord à la réfection par le gouvernement et son associé GBM des aéroports régionaux.

Le volt face des autorités guinéennes porterait la griffe de M. Djondo d’après les bruits de couloir. L’homme d’affaires togolais n’aurait pas digéré les arrivées d’Air Côte d’Ivoire et plus récemment de Sénégal Airlines dans le secteur sous régional.

« L’avenir de l’aérien n’est pas dans la multiplication des compagnies », déclarait l’entrepreneur, il y a peu, dans une interview accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique. « Depuis la création d’Asky, je n’ai cessé de réclamer que toutes les compagnies se regroupent. C’est ce qui est fait dans les pays occidentaux depuis plus de quinze ans. (…) En Afrique de l’Ouest, j’estime qu’en dehors du Nigeria, dont la superficie et la taille de la population justifient d’avoir un transporteur aérien national, une seule compagnie suffit. C’est ce qui favorisera l’émergence d’un transporteur compétitif et fera baisser les prix des billets d’avion », laissait-il entendre.

Il y a un mois de cela, l’Open sky africain a été lancé à Addis-Abeba en Ethiopie, en marge du 30e sommet de l’Union africaine. 23 des 54 États du continent avaient adhéré au projet. Objectif : capter plus de la moitié des visiteurs internationaux sur le continent et près de 80% du trafic intra-africain.




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