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Edem Kodjo: « Je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo »

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Dans un entretien accordé aux confrères de « L’alternative », l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, a donné sa lecture de la situation politique du Togo. Le politicien a évoqué ses vives inquiétudes quand à la crise politique togolaise qui, jusqu’alors s’avère sans issue.

Alors que le président de la Fondation « Pax Africana » avait décidé de se réserver de se prononcer sur les questions politiques, la tournure que prennent les derniers développements de l’actualité togolaise, l’ont obligé à revenir sur sa décision.

« C’est avec une profonde tristesse que je suis l’évolution politique de notre pays. On a beau se tenir en marge et choisir de ne plus se mêler de politique politicienne mais on se rend compte que le pays est là », a-t-il regretté.

Et d’ajouter « Je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo. Si la lutte pour l’alternance entamée dans les années 90 n’aboutisse pas, il est alors temps de consacrer une réflexion approfondie aux causes de cette étrange situation ». 

« La répression des manifestations de la Coalition de l’opposition n’est pas la solution. Dans le contexte actuel, une attitude plus ouverte…, tournée vers le dialogue aurait permis de désamorcer la crise mais ce ne fut pas le cas », poursuit l’ex-Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine, ancêtre de l’Union africaine (UA).

 » Les pourparlers initiés par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont donné une solution « désastreuse », des recommandations « boiteuses, inappropriées et iniques ». Car « Comment peut-on fixer une date pour des élections alors que la feuille de route acceptée de tous, indiquait comme préalable à toute consultation électorale, l’adoption de réformes… j’y perds mon latin » « , s’interroge Edem Kodjo.

En guise de conclusion, le président de la Fondation Pax Africana a invité les acteurs politiques togolais au « sens du réalisme » et à faire face aux problèmes « avec beaucoup de courage et de sens pratique ».

« Un changement d’attitude qui pourrait créer un cadre de consensus ou de « pacte national que des élections transparentes et équitables viennent consolider », conseille le panafricaniste de 80 ans.

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