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Kabila: « Jésus n’a jamais présidé une commission électorale ». Voici la réponse de l’Eglise catholique

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Comme un pavé dans la marre, la position du président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, vis à vis de l’église dans la crise crise sociopolitique qui secoue le pays depuis environ un an, continue de défrayer la chronique ces dernières 72 heures.

En effet, lors d’une conférence de presse vendredi dernier au Palais de la Nation à Kinshasa, ce dernier s’est montré très critique à l’égard des Hommes de Dieu en les accusant d’avoir pris partie, mieux d’être rangés aux cotés de l’opposition.

Kabila accuse l’église catholique d’avoir laissé sa mission qui est celle de « prêcher la parole de Dieu ». Pour le chef de l’Etat, l’église catholique ne doit pas s’occuper des affaires politiques.

« Rendons à César ce qui est à césar et à Dieu ce qui est à Dieu. Quand on essaie de mélanger les deux, c’est dangereux. Et le résultat est négatif  », a déclaré Joseph Kabila, selon Elite d’Afrique.

« L’église perd sa qualité en s’occupant des affaires politiques. Nulle pat dans la Bible, Jésus-christ n’a jamais présidé une commission électorale », estime M Kabila.

Par ailleurs, Kabila s’est dit étonné de voir l’église catholique mener des actions dans le sens du respect de la constitution.

Quelques heures après la sorite fortement médiatisée de Joseph Kabila, la réponse des principaux concernés ne s’est pas fait attendre. A en croire, Donatien Nshole, porte-parole des évêques, « c’est la crise socio-politique qui a accentué cette souffrance, donc c’est tout à fait normal que les évêques travaillent pour la consolidation de la démocratie.”.

« Le pape Benoît XVI disait que l’Eglise doit être présente là où la population souffre. C’est le cas en RDC », a-t-il souligné.

Il est à souligner que le second et dernier mandat constitutionnel de Joseph Kabila a pris fin le 20 décembre 2016, conformément à l’actuelle constitution.

Si celle-ci est respectée, il devra passer le témoin au nouveau président qui sera élu fin décembre 2018. Le chef de l’Etat n’a pourtant pas montré de dispositions à aller vers ces élections. Ce que dénonce l’Eglise catholique qui a organisé des manifestations réprimées dans la violence dans tout le pays.

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